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 Dimitri « Un diable de majordome !

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✔ Messages : 487
✔ Date d'inscription : 26/09/2010


Carnet personnel
Origine : Humain
Âge du personnage : 27 ans
Relations :

MessageSujet: Dimitri « Un diable de majordome !   Dim 13 Fév - 0:05

:: Pour bien commencer ::
Identité ;
Surnom : Dimitri. Il ne se souvient plus de son vrai nom, et s'en fiche.
Âge : 27 ans depuis longtemps...
Groupe : Butler, et l'un des meilleurs.
Ancienneté : 3 ans et demi.




:: Once upon a time ::
Caractère ;
(Décrivez en plus de 20 lignes le comportement, les agissements et habitudes de votre personnage. Est-il doux et aimable ou plutôt susceptible et hautain ?)



Histoire ;
Au premier abord, alors qu'il faisait sa tournée des orphelinats du monde du 19ème siècle, Gabriel avait pensé de Dimitri qu'il était un orphelin comme les autres, avec son regard vide planté à travers la vitre humide et ruisselante de sa chambre. Pas spécialement bavard, pas spécialement social, il était de ceux qui restaient dans leur coin en présence d'autres enfants, à rêvasser d'on ne sait trop quoi. Et il l'a vraiment été. Avant, il était un petit mioche avec des rêves propres à son âge, et l'incompréhension propre à son âge. Et ça aussi, Gabriel l'a senti. Après un peu de temps à l'observer l'ignorer, le gamin avait tourné la tête vers lui, avec cette étincelle de rage dans le regard. Silencieuse et maligne, elle s'était bien cachée au plus profond recoin des pupilles de l'enfant, ayant pris place dans son âme derrière les quelques souvenirs de bonheur qu'il lui restait. Elle était belle, cette colère, comme un joyau brut, qu'il faudrait tailler, pour en faire une magnifique parure à sa collection.

— Je n'ai rien à faire ici, n'est-ce pas ?! C'est pour ça que vous êtes venu aujourd'hui ?
— Oui, tu as raison. Je t’emmène ailleurs.
— Chez vous ?!
— Non. Tu n'est pas encore prêt.
Dimitri avait eut une moue d'incompréhension, fronçant les sourcils au sourire énigmatique que l'homme d'une trentaine d'année lui avait offert pour appuyer ses mots. Pas prêt pour quoi ? Qu'y avait-il chez cet homme pour l'empêcher de le prendre avec lui aujourd'hui ? D'abord hésitant, Dimitri se leva et suivit son bienfaiteur, qui le déposa dans une autre prison. Les Darling vivaient un beau quartier de Londres, dans une maison assez grande pour que Dimitri bénéficie d'un vieil homme qui lui enseignerait les fils du métier. Oh oui, il allait bientôt rendre son dernier soupir, c'était évident. Alors Dimitri se montra docile et intéressé, feignant avoir oublié cette visite qui avait changé sa vie, ce qu'il ne savait pas vraiment encore. Les Darling furent respectueux, bien qu'avec des moments de colère mais dans l'époque dans laquelle ils vivaient, c'était normal. Et les Darling avaient une fille, une adorable fille, à peine plus âgée que lui. Pour elle, il avait du s'instruire à l'échelle d'un savant, pour être son précepteur, entre autres. Lors de ses moments libres, il veillait sur elle, calquait les ordres des parents Darling sur ses propres paroles lorsque la belle prenait un quelconque risque.
Elle a agit sur Dimitri à la manière d'un rouage, d'un levier. Elle a fait de lui ce qu'il est aujourd'hui, en partie. Elle a fait de lui un homme. Parce qu'avec les soins d'une riche famille, le garçon bien que d'origine modeste n'était pas moche, et arrivés à puberté, laisser deux adolescents seuls jour après jour n'est pas sans risque. Que lui avaient dit ses maitres à ce sujet ? Rien. Bien trop absents pour remarquer les œillades que les deux adolescents se jetaient, jamais ils n'avaient pensé à mettre une limite aux prérogatives du garçon. De plus, elle fut la première à le demander tout près d'elle. Oh, quelle était douce, délicieuse même ! De ses mains incertaines, le garçon avait découvert les premiers gestes d'amour, aux souffles de son amie. Il ne comprenait pas tout, mais n'a jamais trouvé ça désagréable. Il aimait lui obéir, attendant avec toujours plus d'impatience le prochain voyage de ses maitres, la prochaine soirée mondaine qui leur permettrait de se retrouver. Elle n'était pas innocente, l'invitant d'abord sous prétexte qu'il devait l'aider à réviser sa dernière leçon de piano, avant de guider ses mains sur son corps toujours de moins en moins immaculé. La sensation des gants du majordome sur ses cuisses ouvertes la grisait, et le savoir tout à elle la rassurait lorsqu'elle s'offrait à lui nuit après nuit. Quel bonheur d'avoir un serviteur à sa botte, n'est-ce pas ? Mais l'inverse n'était pas réciproque ; il n'y avait pas d'amour entre eux, juste un jeu.
L'héritière Darling fut présentée à son fiancé, et les œillades qu'elle et Dimitri s'échangeaient autrefois cessèrent, ne restait que le garçon pour la déshabiller des yeux en cachette, au nez et à la barbe de son fiancé même parfois. Le jeu prit une nouvelle dimension ; lors des diners, le jeune homme (qui avait bien grandit) devenait maladroit en tachant la robe de sa maitresse, jouait au novice et usait de n'importe quel stratagème pour se retrouver seul à seul avec elle. De plus en plus, il aimait la coincer au détour d'un couloir à quelques mètres de la réception, pour flatter -ou souiller, selon le point de vue de chacun- de ses mains ce qui dorénavant appartenait à un autre. Le jeu dura ainsi bien un an, avant que le majordome ne se lasse. L'adrénaline n'y était plus, il ne se sentait plus grisé, il avait besoin de quelque chose de plus dangereux. Même l'avoir eue alors qu'elle portait un premier enfant de cet autre homme ne lui avait rien fait, alors qu'elle-même ait crié plus fort que d'habitude, éternelle fausse prude derrière ses supplications et sa croupe qui se creusait d'envie.

C'est à peu près, non, c'est exactement à ce moment là qu'il fit ce rêve. Il se revoyait, enfant, à se cacher des éducateurs de son orphelinat. Ça faisait longtemps qu'il n'avait plus pensé à ces années sombres, puisqu'il avait tourné la page lors de son nouveau départ. Bien sur il rêvait parfois, mais il n'avait plus jamais songé sur son passé. C'est pour ça que celui-là lui paru particulier. Dans son rêve, il se cachait dans un placard de cuisine vide, bien trop apeuré pour penser à déballer les quelques vivres qui reposaient à ses pieds. Mais là où le rêve était le plus étrange, c'était que, ce meuble dans lequel il se cachait, n'était pas un des meubles de son orphelinat. Il s'agissait du vaisselier des Darling.
Alors Dimitri inspecta le dit meuble, au lendemain matin lors de son premier service, mais rien ne semblait suspect. Son rêve lui trotta dans la tête toute la journée, aussi lorsqu'il fut couché, il ne résista pas longtemps à aller l'inspecter une deuxième fois. Lorsqu'il pénétra dans le garde-manger où reposait le dit vaisselier, il était minuit moins cinq. Amusé et à la fois perplexe par l'idée d'ouvrir le meuble à minuit, le majordome fit les cents pas devant les portes du vaisselier, triturant ses gants. Il était là, dans le garde-manger, ce même garde-manger qu'il avait traversé milles et unes fois depuis son entrée en service chez les Darling, ce meuble n'avait rien de spécial ! Et pourtant... Il y avait cet homme, celui sans qui rien de tout ça ne serait arrivé... Agacé de penser qu'il s'agissait peut-être d'une de ses farces - puisque bon, le bonhomme était bien particulier, quand même ! -, Dimitri se jeta sur les poignées du placard à porcelaines pour l'ouvrir à la volée, sans se rendre compte que les cinq minutes qui le séparaient du lendemain venaient de s'écouler. Quelle surprise lorsqu'il failli tomber à la renverse dans ce qui était un néant béat, une masse noire et plus opaque que tout ce qu'il avait vu de toute sa vie ! Pris de peur, il retomba en arrière, les yeux braqués sur le meuble. Il cligna des yeux plusieurs fois, mais rien n'y changeait, les assiettes en porcelaine raffinées avaient laissé place à un vide sans fond. Puis il y eut un bruit, comme un tintement de grelot. Puis le bruit d'une petite cloche que l'on fait retentir, comme celle que sa jeune maitresse aimait faire retentir pour le moindre de ses caprices éhontés. Alors le jeune homme s'approcha, se mettant à quatre pattes pour être à la hauteur du meuble, les tintements résonnants étant maintenant recouverts par une musique exotique et festive. Que tout cela soit réel ou non, Dimitri prit une minute pour choisir si oui, il allait suivre sa folie dans cette, à tout parier, hallucination, et par là même occasion risquer de quitter sa réalité, ou si il préférait retourner se coucher et oublier tout de ce meuble magique. Lorsque la lassitude traversa son esprit à la vue du corps dénudé de son amie et amante, ses mains semblèrent perdre leur équilibre sur le sol et il bascula de tout son corps en avant dans un cri de surprise. Il tomba, longtemps, longtemps, la musique s'intensifiant et un brouhaha de paroles et de soupirs de toutes langues et tonalités différentes s'y ajoutant, la masse noire l'entourant se tachant peu à peu de couleurs, de lumières, d'ouvertures laissant apercevoir des formes bouger. Telle une toile, l'obscurité se déchira, et tel un écho, la musique et le bruit finirent par se taire. Ses pieds touchèrent "terre" et il se retrouva debout, entouré d'un ciel aux couleurs pourpres et violacées, comme seuls l'Enfer ou l’Éden pouvaient en abriter un.

— Bienvenue chez moi, Dimitri.
Dimitri se figea, reconnaissant ce timbre de voix comme... inconsciemment. Comme si sa mémoire l'avait gardé dans un coin, jusqu'au jour où il se ferait de nouveau entendre. Et alors tout sembla prendre un sens, comme si ces quelques mots et sa présence ici étaient la dernière pièce d'un puzzle qu'on aurait construit autour de lui, toute sa vie. Le fait qu'il soit venu le chercher, qu'il ait choisi la famille Darling en particulier, pour le mettre seul à seul avec leur fille, et ainsi l'éduquer à servir et à faire plaisir, tout en ayant prévu de lui donner envie d'en vouloir plus... et lui donner ce goût pour l'extrême, pour l'interdit, l’insensé, l'immoral... Il l'avait choisi lui, parmi tout les autres, dans cet orphelinat, lui qui avait déjà passé tant - trop - d'années là-bas ! Un soupçon de larmes lui vint aux yeux, rapidement chassé par un léger rictus de satisfaction. Il se retourna, faisant face à son sauveur, cet homme qu'il avait vu des années maintenant, mais qui n'avait pas changé d'un pouce. Évident, puisque l'ange pouvait voyager dans le temps. Pour lui, il avait quitté Dimitri depuis à peine une semaine, tout au plus. Derrière l'homme se dressait une bâtisse comme il n'aurait jamais pu en imaginer, mélangeant tout les styles architecturaux qu'il avait feuilletés dans les livres d'école de sa maitresse, voir même certains qui ne lui disaient rien. Étrangement, et bien que la tour était impressionnante et originale, il ne fut pas étonné de se rendre compte qu'il s'agissait de l'endroit où Gabriel vivait. Il ne pouvait vivre ailleurs ! Le mystère et l'improbable l'entouraient toujours, que ce fut lors de leur première rencontre, qu'en ce moment même. Il mit donc un genoux à terre et baissa la tête en soumission, profondément reconnaissant. L'avoir amené ici ne signifiait pas rien, et il le savait. Il était prêt. Gabriel en fut convaincu en le voyant agir ainsi, bien qu'il n'avait aucun doute que le jeune humain soit prêt. Dimitri se releva et l'ange lui tourna les talons, l'invitant ainsi à le suivre. Il lui expliqua tout ce qu'il devait savoir, et Dimitri buvait ses paroles, avant de s'arrêter devant l'entrée du bâtiment.

— C'est ici que je te quitte, je dois retourner à mon bureau.
— Très bien. Merci beaucoup.
— Tu sais comment me remercier... puisque tu est prêt.
La rage qui scintillait au fond de ses yeux lorsqu'il était gamin avait été domptée et remplacée par une lueur de perversion, de complicité et voir même un peu de démence, alors que l'ange déployait la seule aile qui lui restait, l'autre ayant été arrachée. Gabriel n'eut qu'à la remuer un peu, et aussitôt il disparu dans les airs, laissant Dimitri avec sa joie de gamin, cette extase jubilante qu'il n'avait jamais ressentie lorsqu'il l'aurait dû. Il entra donc au Red Garden, traversa le Hall d'entrée, pris l’ascenseur pour le dernier étage comme son "père" (comme il l’appellera toujours par la suite) lui avait indiqué et fut pris en charge par ses nouveaux collègues. Les années passèrent, et comme Gabriel l'avait intimement espéré et deviné, Dimitri devint l'un de ses plus beaux joyaux de débauche, officieusement. Car officiellement, il était plutôt devenu l'un des meilleurs butlers du Café.




:: Derrière l’écran ::

Michi[yo]. ;
Prénom ou Pseudo : Angela~
Âge : 19~
Source de l'avatar : Sebastian Michaelis de Kuroshitsuji / Black Butler
Comment avez-vous découvert le forum ? J'en suis la fondatrice XD !
Autre chose à ajouter ? Venez à moi, mes petiiits **


_________________

I don't need to try to control you,
Look into my eyes and I'll own you


Dernière édition par Dimitri le Mar 20 Déc - 20:10, édité 10 fois
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MessageSujet: Re: Dimitri « Un diable de majordome !   Lun 20 Juin - 18:07

    Non mais j'y crois pas, personne n'est venu te souhaiter la bienvenue? C'est quoi tous ces gens impolis ? #SBAF#.
    Même si tu es la fondatrice, en bonne citoyenne que je suis (ou citoyen, si on regarde mon avatar), je te souhaite la bienvenue o/. je croise les doigts pour qu'on puisse passer le maximum de bons moments ensemble (:
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Dimitri « Un diable de majordome !

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