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 Janet - And I find it kind of funny I find it kind of sad.

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✔ Messages : 39
✔ Date d'inscription : 20/06/2011


MessageSujet: Janet - And I find it kind of funny I find it kind of sad.   Lun 20 Juin - 18:52

:: The dreams in which I'm dying are the best I ever had::

The one without a name;
♛ Surnom : Janet.
♛ Âge : 25 ans.
♛ Groupe : Prostitute.
♛ Nature : Humaine.
♛ Ancienneté : 3 mois.


:: On est un peu seul dans le desert::


-On est un peu seul chez les hommes aussi, repondit le serpent ;


Un éclat dans le miroir, le tracé d’une chevelure qui coule, le picotement rosé d’une lèvre, les courbes de la chair retrouvée qui dansent et voila ses yeux qui tanguent. Ce n’est pas une fille, plus un garçon, juste une esquisse, une supplique face à la glace, une rage sourde envers ce corps qui existe trop fort. Elle, elle n’aimait que les roses flétries, celles aux pétales mortes, rafistolées à petits coups de songes défigurés. Et c’est des fleurs dans sa tête, des coquettes acides, des précieuses pétulantes, des mignonnes en poudre d’étoiles. Mais jamais, plus jamais, de roses. C’est l’ébauche d’un sourire qui se dessine, une grimace sur les lèvres qui timidement s’étirent, geste calculé, tracé à l’avance, mimiques sans sens, comme pour se parer un peu plus fort entre les cascades de la chevelure et les arrondis de ses seins. Fleur avortée, Prince-soleil mort-née, elle dessine doucement sur son visage les mots qu’il faudrait dire. A vrai dire elle ne comprend pas grand-chose à tout cela.

Elle, elle n’a plus de contes, plus de mots doux, plus d’amour à la volée, juste des mots crus, de mots durs, de ceux qui raclent contre le palais et font pleurer les anges, des mots qui tachent les bouches des petites filles, des éructations noires comme la haine qui se cognent dans sa tête à lui en exploser la cervelle, oh elle n’est pas cruelle en apparence l’enfant déflorée aux pétales de silence, juste un peu ailleurs, avec ses sourires de dévotion muette, ses moutons comptés au réveil et ses fleurs mortes sous verre, le Prince devenu pute de bas étage, faut dire qu’elle s’en moque quelque peu de tout cela, lorsqu’elle écarte les jambes en un geste mécanique et laisse le client se charger du reste. Et toujours les mots noirâtres qui éclatent comme un murmure.

Au fond elle n’est pas grand-chose, seule sur sa dénudée planète Solitude, avec un visage qui n’est plus le sien, un nom qui ne l’a jamais été ; ne reste qu’une fillette qui traine ses songes et ses amours fanées, et les roses qu’elle déchire à ongles écorchés, qui porte ses haines muettes de cuisses en cuisses ; elle maudit les narcissiques rougeoyantes, elle retient chaque visage, chaque nom, pour un mot, un geste de travers qu’elle ne rendra pas, rancunière lasse avant l’heure. Alors entre deux bouffis rougeauds, elle rêve de caresses attendries, laisse trainer ses regards sur les atouts des Oirans, se noie les yeux dans l’exotisme des concubines, elle, elle n’aimait que les filles, leurs lèvres en bouton de rose, et leurs entrejambes effacées, elle aime comme elle disparait, avant de chuchoter à la lune, que jamais, jamais ne fallait-il s’en-amouracher des roses. D’une Rose.

A trop vouloir les pétales on ne récoltait que les épines.




C'est le temps que tu as perdu pour ta rose qui la rend si importante ;

-Ce qui est important, ça ne se voit pas...
- Bien sûr...
- C’est comme pour la fleur. Si tu aimes une fleur qui se trouve dans une étoile, c’est doux, la nuit, de regarder le ciel. Toutes les étoiles sont fleuries.


Il était une fois. Formule vaine pour cette histoire là qui ne commence ou ne se termine jamais vraiment. Il était une fois. Ca a l’odeur des contes, et belles histoires, des amours qui perdurent, des princes aux destriers blancs et des palais d’argent, du tintamarre des orchestres, des rires des étoiles, des grondements des volcans endormis, de la douceur factice des moutons. De la beauté envoutante des fleurs. Et surtout, surtout, des vieilles pages qui se froissent, teintant d’un exquis irréel les promesses formulées à voix basse.
Il n’y avait rien de tout cela dans son histoire à elle.
Rien que les larmes d’un enfant qui coulent.

Ce n’est pas une fille, pas non plus un garçon, tandis qu’elle sanglote doucement, emmitouflée dans son écharpe et sa blondeur, laissant l’ombre des arbres recueillir ses pleurs sans prendre la peine de les sécher. C’est une enfant sans âge, sans nom, sans visage, un Petit Prince imposteur déjà, largué en planète inconnue. Faut dire qu’elle ne comprend pas grand-chose aux autres enfants, à leurs jeux étranges et leurs rires moqueurs, étrangement aigres. Alors elle se recroqueville, elle a peur, face à ces grimaces qui s’étirent, à l’éclat des dents trop blanches, soigneusement brossées chaque soir par des mamans pointilleuses, des mamans affairées, un peu gâteau les après-midi de dimanches ensoleillés, des mamans gentilles mais un peu occupées. Des mamans comme la sienne. Au fond personne n’a rien fait de travers.

C’est la faute à personne, disent les psychologues en haussant les épaules, votre petit garçon, oh pardon, fille, est comme cela, sans traumatismes, pulsions ou peurs refoulées, de ceux que l’on catalogue comme d’éternelles excuses, elle s’ouvrira sans doute en grandissant, voila tout. En attendant elle traine ses airs de pacotille, de gentille petite fille, de maladroit petit garçon, dans les salles de classe, les cours de recréations, elle mange leurs mots, de ceux qu’ils lui jettent un instant à la figure avec les bousculades des premiers jours, avant d’oublier. Et de s’évanouir. Laissant le souverain inachevé filer comme un coup de vent entre les rires et leurs jeux. Gamine invisible, masquée par sa maladresse et ses éternelles écharpes, dans lesquelles elle enfouissait son visage, comme pour disparaitre d’avantage, Petit Prince, de papier de courants d’air, comme surnommée par ses camarades. Au fond, elle n’avait pas sa place ici. Sans doute aurait-elle été mieux entre les histoires. Au moins les pages auraient, elles, retenu son nom.

Un jour, pourtant, dans l’intimité de la foret et de sa peine, le Petit Prince rencontra une créature étrange. Un renard, ou plus exactement une renarde. Une renarde qui parlait, plus exactement encore. Ce qui n’étonna pas particulièrement l’enfant, du haut de ses trois pommes de sentiments tout justes bourgeonnés, Janet elle ne ressentait pas très fort, ou ne le montrait pas, tout cela était bien trop lourd à porter. Doucement, elle apprit donc à apprivoiser l’étrange créature comme celle-ci lui avait demandé, affairée à la tache avec toute son ardeur enfantine, à retenir ses doigts désirant se glisser entre les flammes du poil roux de la renarde –ces choses là prenaient du temps disaient-elle- à l’attendre chaque jour assise sur un tronc d’arbre. Elle aurait bien aimé le prendre dans ses bras parfois, celle qu’elle aimait appeler « son renard » le soir au creux des draps, comme un tendre secret, sortir son nez de la laine piquante de son écharpe, pour sentir le musqué de ses poils, lui murmurer « je t’aime » peut être, comme le disaient parfois timidement les autres, sans trop savoir pourquoi. Alors elle patientait, laissant chaque jour le renard s’asseoir un peu plus près d’elle, et puis écouter ses histoires, le bruissement du vent, les cris des enfants, lui raconter les silences et la solitude, les contes inachevées, les flammes hurlantes des volcans, et la beauté des fleurs, le tout à petit mots maladroits, des mots doux, des mots simples, des mots qui ne mentent pas, lui dessiner des moutons dans la poussière, pointer du doigt les fleurs épanouies et lui chanter leur beauté, surtout les roses, les plus subtiles, les plus nobles, dans leurs robes carmines ou plus effacées, les roses aux pétales de velours, et aux épines qui écorchent. A présent les autres enfants ne lui importaient plus vraiment.
Le jour où ses doigts, pour la première fois, effleurèrent la tête du renard, Janet su qu’elle s’était enfin fait un ami.

Et puis le temps passait. Un peu trop vite, tandis que ses pages se tournaient à coups de tempêtes, que ses jambes s’allongeaient, ses cheveux poussaient, ses seins bourgeonnaient. Seule l’amitié de son renard restait immuable. Mais le Petit Prince ne voulait pas grandir. Elle voulait rester l’enfant conte de fée, le garçon aux yeux pleins d’étoiles de son renard, elle voulait aimer les moutons et les fleurs, les serpents et les volcans un peu aussi, mais surtout, surtout, elle ne voulait perdre son renard. Alors elle banda sa poitrine bourgeonnante, elle coupa court ses longs cheveux roux, jeune fille avortée, prince ensoleillé, lorsque l’éclat de sa chevelure se mêlait à celui ide la fourrure de la renarde. Sans doute auraient-elles put être heureuses pour toujours, malgré l’inquiétude des parents de Janet, qui ne s’ouvrait toujours pas à ses camarades, incertitudes qui filaient vite face à ses bons résultats et ses bulletins pleins d’éloges, ils avaient d’autres soucis auxquels se consacrer, on était toujours si pressé. Alors le Prince refluait la solitude, et les mots durs, oh elle n’avait pas oublié, crachait parfois une injure au creux de sa tête lorsqu’un de ses camarades la croisait. Avant de retourner a ses silences. Au fond elle n’avait pas vraiment changé. Alors elle rêvait doucement, comme ne le font plus les enfants. Elle deviendrait vétérinaire, ouvrirait une grande ferme avec un poulailler, un troupeau de moutons et des près fleuris, y inviterait la renarde, afin qu’ils puissent tous y vivre heureux. Elle avait toujours préféré la compagnie des animaux à celle des hommes.

Elle était apparue pourtant, avec l’éclat de la rosée sur les coquettes matinales.
Tout ce que Janet su c’est qu’elle était belle. Mais pas de l’éclat qui colore les rires des filles, les voix bourrues des garçons, la douce fourrure de son renard, Rose était belle à sa manière, dans toute sa majuscule, tempête sous verre dans sa parure de cristal, courtisane rayonnante au milieu de la foule qui s’écartait à son passage, beauté tout en courbes et en douceur, avec ses jambes galbées, ses lèvres finement dessinées et ses yeux brillants sous ses longs cils noirs. Oui, Rose était belle. Et Rose le savait.

-Tu es tout seul ?

Les histoires les plus longues commencent par quelques mots.
Elle l’avait regardée en souriant doucement, oh elle n’était pas bien cruelle Rose, juste pas assez conscience de ses tendres épines qui griffent lorsque ses mains distillent l’amour trop fort. Elle n’était pas méchante Rose, lorsqu’elle s’était intéressée à cet adolescent, qu’elle découvrirait plus tard adolescente, un peu étrange, plongée dans un coin dans un album d’images, tandis que plus loin, les autres piaillaient, magazines, potins et nouveaux téléphones portables. Au fond Rose, elle était un peu gamine aussi.

-Je peux voir ?

Alors le Petit Prince hoche la tête, frisonne tandis que Rose s’assoit à coté d’elle, feuillète doucement les pages pour elle, tandis qu’elle lui explique que c’est l’histoire d’un petit garçon, un Prince, qui voyage de planète en planète, et y rencontre des gens étranges et extraordinaires.

-Un petit prince comme toi ? demanda Rose, déjà au courant du surnom de sa camarade.

-Oui, mais moi je ne suis pas un vrai prince.
-Et moi pas une vraie rose, tu sais.


Alors Janet regarde Rose qui sourit doucement, et au feu d’artifice que cette esquisse de douceur là, si différente des effrayantes simagrées de ses camarades, allume dans ses entrailles, elle ne peut s’empêcher de, timidement, comme un enfant malhabile étirant ses lèvres pour leur donner la bonne inflexion, sourire en retour.

-Oui, mais tu es bien plus belle.

Le temps passe, et puis il y a Rose et ses sourires, au milieu des bruissements des autres roses, câlines scintillantes dans ce champ de tentations qu’elle ne voit guère, dans ses yeux il n’y a que Rose, Rose et ses lèvres caressantes, Rose et ses longs cheveux qu’elle brosse doucement, car Rose est une fleur exigeante, éternelle Adorée quémandeuse de soin et d’attention, Rose a besoin de regards pour s’épanouir et étaler au grand jour sa beauté, et lorsqu’elle s’ouvre grand Rose, sa Rose, ce sont toutes les autres fleurettes qui meurent dans son ombre raconte Janet au renard. Son renard qu’elle aime toujours autant, même si celle-ci a moins de temps pour venir voir son amie, perdue entre les études et surtout, surtout, le sillage de Rose, où elle traine ses caresses malhabiles et ses yeux qui hurlent « je t’aime. » La voila presque heureuse l’enfant devenant grande, toujours aussi faux Prince dans ses airs de garçonne silencieuse, presque heureuse au point d’oublier la solitude et les jalouses qui se moquent et doucement murmurent des mots comme « chien-chien », lorsqu’elle trottine derrière Rose, portant ses livres et ses cahiers.
Mais qu’importe. Elle ne veut que Rose.

Un jour la nouvelle tombe. Elle a vingt-deux ans, les cheveux courts, les fonds de pantalons rapiécés, les main pleines de dévotion incessée, elle a vingt deux ans, des premiers diplômes en poche, le cœur remplit d’amour à en imploser. Elle a vingt deux ans et Rose lui propose de venir vivre avec elle. Elle a vingt deux ans, et déjà c’est un pan d’univers qui chancelle. Ce jour là, elle parla longtemps à son amie la renarde. De ses peurs, des adultes aux regards froids qui avaient pourtant cru au bonheur éclatant lors de leurs premiers jours – dit, elle s’en va où alors la lumière qui brillait dans leurs yeux ?- des sourires veloutés des autres roses, peut être saurait-elle en aimer une aussi fort que sa Rose, peut être faisait-elle faux de nouveau – je n’ai jamais bien su faire, tu sais- peut être sa Rose à elle, n’était-elle pas si spéciale après tout. Malgré mon âme entière qui chancelle à son passage. Au fond, le Petit Prince avait peur. Petit Prince ne voulait pas grandir, elle voulait rester figurine d’encre et de papier, circuler de bouche en bouche comme pour ne jamais mourir, caresser son renard et aimer sa rose doucement, en une éternelle répétition. Petit Prince voulait rester petite fille. Ou garçon. Cela n’avait guère d’importance.

Elle partit pourtant. Déposa un baiser sur les joues de ses parents émus, rassurés de savoir leur chère petite fille casée, et avec quelqu’un pour veiller sur elle, entassa ses affaires dans la voiture qui devait la conduire chez son aimée. Peu avant le départ, elle faussa compagnie en famille, et alla voir la renarde.

- Va revoir les roses. Tu comprendras que la tienne est unique au monde. Tu reviendras me dire adieu, et je te ferai cadeau d'un secret.

Janet acquiesça, sans bien comprendre les paroles de son ami et fila. Au fond elle était bien triste de quitter son renard.

Rose avait organisé une fête avec plusieurs de ses amies dans son grand appartement, pour célébrer l’arrivée de Janet. Lorsque le soleil vint embraser l’horizon, celle-ci poussa doucement la porte de son nouveau chez-soi, et profitant du fait que les autres filles bavardaient joyeusement, se faufila sur le pallier. Quand une voix retentit.

-Janet tu viens ?
Il n’y avait que Rose pour l’appeler ainsi.
-Un instant, je dois …
- Tout de suite ! J’ai besoin de toi mon amour !

Et surtout, surtout, Rose était une fleur très exigeante.
-J’arrive.

Alors elle baisse la tête, elle rapplique en silence, prince servile blottie aux pieds de sa dulcinée, et c’est comme un petit pincement au cœur lorsqu’elle pense à sa renarde, tandis que le jour mourant enflamme l’horizon, un petit pincement aigre et douloureux, qui s’efface un peu lorsque les lèvres de Rose viennent se poser contre sa joue, que les autres filles rient en soulevant ses mèches et en saisissant ses poignets fins, et qu’un triste « tant pis » se glisse au fond de son crane. Petit Prince n’a jamais eu beaucoup de volonté.

Les jours s’écoulent de nouveau. Elle aime très fort sa rose, pense à la renarde de temps en temps, à l’odeur des autres fleurs, à la solitude un peu aussi, lorsqu’elle fixe le plafond, au son de la respiration paisible de sa Fleur endormie. Il a suffit d’un jour. D’une coupure dans cet interstice de temps immaculé, du fameux « soudainement » tant redouté qui brise les bonheurs à peine ébauchés aux premières lignes, et voila ses yeux qui s’ouvrent, dans le vide de la chambre.
Rose n’est plus là.
Ca a un gout de vide entre les draps, lorsque son bras qui se tend ne rencontre la douceur de sa peau, un relent d’angoisse dans le ventre lorsque ses pieds se posent contre le carrelage froid, une pointe de bile amère dans la gorge lorsqu’elle découvre le mot griffonné dans la cuisine. Deux phrases et un billet froissé c’est bien peu pour une histoire qui se termine. Elle lui laisse l’appartement. Elle ne reviendra pas. Le Prince garde le silence. Elle observe la porte longtemps, longtemps, respire le vide de l’air, privé de Rose et de ses plus importantes affaires –elle a du faire sa valise pendant la nuit, et elle sourit presque en imaginant son aimée glissant doucement entre les tiroirs et les placards comme pour ne pas la réveiller- elle fixe la grosse poignée de fer, comme s’il allait suffir d’une inflexion, du « toc toc » de ses doigts fin venant rencontrer le bois, et la voila de nouveau, Rose avec ses sourires, ses lèvres carmines et ses doigts de fée. Mais les heures passent. Rose ne revient pas. Et de l’escalier pourrait-on presque entendre doucement, des sanglots enfantins qui s’élèvent. Comme de peur de briser le silence alentour.

Un peu de temps passé encore, un homme est venu. Un bel homme avec une proposition de travail qu’elle n’a pas bien compris, mais en retint simplement qu’il lui promettait beaucoup, beaucoup de bonheur. Emportant donc quelques effets personnels, elle abandonna l’appartement de Rose, où elle avait passé les dernières semaines entièrement seule de nouveau, à pleurer le départ de son amour enfuie- oh Rose, ma Rose, quel était mon crime si ce n’était d’aimer trop fort ?- sa Rose qu’elle maudissait pour s’être moquée d’elle, au fond elle était juste comme les autres, narcisse se mirant avec plaisir dans le miroir qu’était l’amour éperdu d’un Prince, plus si petit que cela. Ou peut être, consciente de ses belles épines, qui un jour finiraient par déchirer les yeux de celle qui l’adulait trop fort, Rose avait-elle finit par fuir. Au fond, elle n’était pas bien cruelle. Simplement ne savait-elle aimer vraiment quelqu’un d’autre qu’elle-même. Alors Janet suivit l’homme étrange, découvrit avec surprise en quoi consisterait son métier, s’y habitua vite, au fond elle s’en moquait un peu de tout cela. Laissa pousser ses cheveux, se mit à les colorer afin de leur donner une teinte ébène, se fit opérer pour s’offrir la poitrine qu’elle n’avait jamais eue. Et Petit Prince mourut, ne resta que Janet et ses yeux qui flanchent, la nuit, entre les chairs humides. Et un soir, les cuisses un peu douloureuses par l’amour à répétition, après avoir croisé au café le regard d’une cliente qui ressemblait étrangement à l’enfant qu’elle était autrefois, elle se dit qu’elle avait peut être compris les paroles du renard. Car elle avait beau attarder ses regards sur les autres fleurs, des exotiques bigarrées, aux mignonnes européennes plus timides mais tout aussi coquettes, aucune, non aucune, ne valait sa rose enfuie. Et dans un soupir, elle se dit que son petit renard lui manquait bien, aussi.

"Bien-sûr, dit le renard. Tu n'es encore pour moi qu'un petit garçon tout semblable à cent mille petits garçons. Et je n'ai pas besoin de toi. Et tu n'a pas besoin de moi non plus. Je ne suis pour toi qu'un renard semblable à cent mille renards. Mais, si tu m'apprivoises, nous aurons besoin l'un de l'autre. Tu seras pour moi unique au monde. Je serai pour toi unique au monde..."





:: Je suis pure et innocente d'abord!::

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♔ Prénom : Ca n'a pas change depuis Marie.
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♔ Source de l'avatar : Akiyama Mio, de K-ON!
♔ Comment avez-vous découvert le forum ? DC ( ~Marie.)
♔ Autre chose à ajouter ? Et une nouvelle pute pour la serie, une! /o



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Dernière édition par Janet le Mar 21 Juin - 2:27, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: Janet - And I find it kind of funny I find it kind of sad.   Lun 20 Juin - 19:12

    Bienvenue parmis nous o/ ! (Ou plutôt re-bienvenue, étant donné que c'est un DC). My god, j'adore ce personnage **. Bonne chance pour la suite de ta fiche. En tout cas, la description du caractère est sublime (j'entends par-là ton style d'écriture, hein ^^).
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MessageSujet: Re: Janet - And I find it kind of funny I find it kind of sad.   Lun 20 Juin - 19:31

    JANET, MON PETIT PRINCE, MON AMOUR ADORÉ, JE T'AIME ** ♥

    (pardon c'est l'idée d'avoir un pairing avec Sheina ça me fait fondre donc euh voilà je viens dire bienvenue) (oui parce que oui, ceci était un bienvenue, évidemment !)
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MessageSujet: Re: Janet - And I find it kind of funny I find it kind of sad.   Mar 21 Juin - 10:06

    J'aime vraiment beaucoup l'histoire et le caractère de ton personnage. Je n'ai rien a redire, tout est fluide et bien écrit; même très plaisant à lire. Tu as donc l'honneur d'être enfin validée ! N'oublie pas de compléter ton profil et d'aller créer ta fiche de relations.
    Sur ce, bon amusement avec ce deuxième compte (:

    Il faudra cependant attendre qu'une administratrice te place dans ton groupe.
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MessageSujet: Re: Janet - And I find it kind of funny I find it kind of sad.   Mar 21 Juin - 13:58

Et bien, ce fut rapide, merci beaucoup. xD
Et je tenais a dire mais IIIIIIH DARJO SUR MA FICHE C'EN EST TROP POUR MON PETIT COEUR, IIIIIH.
C'est dit donc. /o/

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Janet - And I find it kind of funny I find it kind of sad.

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