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 Agate's heart will go on

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✔ Messages : 21
✔ Date d'inscription : 25/06/2011


MessageSujet: Agate's heart will go on    Ven 1 Juil - 23:25

::Le corps n'est qu'un lieu de passage,
il y des femmes très visitées qui n'ont rien perdu de leur pureté.::

La pierre précieuse redouble d'éclat quand on la frotte.
♛ Surnom : Agate.
♛ Âge : 26 ans.
♛ Groupe : Prostitute.
♛ Nature : Humaine.
♛ Ancienneté : 2 mois.

:: Le jour où tu es tombé du ciel, tout m'a semblé plus léger. ::

Et je me sens pousser des ailes, accroché à tes baisers.
Je n'ai jamais voulu faire ce métier.

La première fois que tu m'as vu c'est vrai que tu étais surpris. Tu ne t'attendais pas à me voir dans un lieu pareil, je n'ai pas le profil d'une fille qui vendrait son corps au premier qui avait de l'argent à dépenser. J'avoue que je me serai bien passé de cet emploi, je n'ai jamais aimé ce genre de chose... Enfin, aimer. Ce serait mentir de dire que je n'ai pas ressentit du plaisir dans les bras de quelqu'un, que je n'ai pas parfois eu envie d'y rester, pour toujours. L'amour est une chose bien étrange, c'est un soleil, mais si on s'approche trop de ce soleil on se brûle les ailes et on tombe. Pourtant j'ai entendu dire que parfois cela n'arrivait pas, qu'on avait chaud, qu'on avait envie de dormir, serein dans ce bonheur qui nous serrait dans ses bras. Je... Je n'ai pas eu cette chance. Moi, j'y ai cru à ce mythe, j'ai frôlé ce feu et je me suis brûlée. Oh je ne regrette rien, c'est moi qui l'avait cherché après tout. Tu le vois bien, je suis toujours souriante, j'ai toujours l'air heureuse, certains me compare à une mère, certains me compare à un petit chat qu'on a envie de câliner et de protéger... Ils me flattent mais je ne crois pas être que cela... Je. Je ne veux pas que les gens se fassent des idées sur moi, mais je ne suis pas assez franche, je cache trop de choses derrière mes beaux sourires et mes yeux brillant, on croit que je suis contente, on croit que rien me touche, que tout glisse sur moi mais... Non, je suis sensible... Même trop.

Trop sensible aux sourires des gens, trop sensible à leur voix, à leur toucher, à leurs baisers... Tu veux que je te dise ? Je suis faible. Je suis tous sauf forte... Je suis toujours souriante quand je te vois, quand tu me parles de toi, je ris même, tu as pu même voir mes yeux pétillant de joie quand je mange les fruits rouges disponibles dans la petite coupole de ma chambre. Toi tu ne vois rien, tu ne les vois pas ces larmes accrochés à mes cils quand tu sors de ma chambre, bien content de toi. Content de quoi en fait ? De mon contagieux sourire ? De ta virilité que tu as pu prouver une fois de plus au lit ? Des paroles apaisantes et rassurantes que j'ai soufflé à ton oreille ? Je ne sais pas en fait. Mais tu es tellement heureux que tu ne me vois pas courir dans la salle de bain, je suis au bord des larmes et j'ai envie de vomir, là je prendrai au moins trois bonnes douches et je viderai une bouteille de shampoing. Je me sens sale. Je suis sale. J'ai l'impression d'avoir roulé dans la boue, que des insectes se sont collés à moi, se sont glissés entre mes lèvres et sont venu chatouiller ma langue... Ma gorge s'est nouée et aucun fruit rouge ne retirera ce goût immonde que j'ai gardé à ton passage. Mon corps a imprimé ton odeur et le contact de tes mains, mais pas seulement toi, ceux qui sont passés avant toi aussi. Tout comme les autres tu oublieras mon visage et mon magnifique sourire, tu oublieras aussi mon corps et ses formes. Mais si je te disais que moi je me souviendrai toute ma vie de toi ? A chacun de mes rêves, j'aurai une place pour toi, je repenserai à tes mains qui ont l'air de vouloir m'étrangler, ton visage me hantera, ta voix aussi, ta chaleur de même...Et tu seras avec les autres, toujours les autres, je ne peux plus compter leur visage ou leur mains, je ne peux plus... Ta voix s'est unie à celle des autres et vous vous êtes transformé en cette ombre qui me poursuit partout où je vais, elle t'accompagne quand tu me rejoins au lit, elle est encore là quand toi tu t'en vas...
Et toi, bien content tu t'en vas et tu m'abandonnes avec cette ombre.

Je ne t'en veux pas, j'en veux à personne, je déteste personne, je ne suis que joie et tendresse avec tout le monde... Peut être que cela t'énerve, peut être que tu aurais aimer que je m'énerve entre tes bras, que je te griffe, que je te gifle... Mais a quoi cela m'aurait bien servit ? Ce n'est pas de ta faute. C'est la faute à personne, juste la mienne. Car je n'ai pas été assez forte. Je n'ai pas été assez forte pour trouver un autre moyen de me faire sortir de là, de me hisser hors de cette neige glaciale qui m'engloutissait un peu plus chaque jour. J'avais creusé ma tombe et tes bras allaient me servir d'échelle pour sortir. J'ai honte. J'ai honte de te montrer mon corps même si je sais que c'est pas la première fois. Je rougis à tes caresses et a tes tendres paroles. Oh, tu n'es pas le premier ni le dernier mais si tu savais à quel point je me passerai bien de tout cela. L'amour physique ne m'a jamais attiré. Moi je le fais car cela te fait plaisir et parce que je n'ai pas le choix. A toi de sortir le porte monnaie même si c'est moi qui paye au final. Mais je te le répète encore : je ne t'en veux pas, car tu es pardonnable n'est ce pas ? Car ta femme t'a abandonné, car tu as perdu ton boulot, car tu t'ennuie, car personne ne t'aime, car tu es à plaindre et à aimer. Alors je serais ces bras, l'instant d'une nuit, ou même de deux, de trois, de quatre... Je serai l'Amour, je serai ce bonheur qui te serrera fort dans ses bras, car je t'aime tu sais... J'aime tout le monde... Même celui qui m'insultera de salope, même celui qui me frappera entre deux vas et vient, même celui qui me proposera le fouet plutôt que les baisers... Moi je te souris, je t'offre mon corps, mon âme, mon cœur et mes larmes. Tu auras tout car c'est les seules choses que j'ai.

Sauf mon enfant.
Mon enfant qui est le seul à me sauver de cette ombre, mon petit soleil, mon bonheur, ce bonheur que je serre précieusement contre mon cœur, lui tu vois, jamais personne ne pourra me le prendre, car je l'aime et que c'est à cause de lui que je t'offre aujourd'hui mon corps, mon âme, mon cœur et mes larmes. Je le fais au nom de cet angelot, je le fais au nom de cet enfant : Amour.


I didn't wanna hurt you, but you're pretty when you cry.

Tout commença à Londres, au quartier de nobles. Vous pouvez déjà entendre les cris de bébés d'ailleurs.
Elle n'était pas plus grande qu'une poupée et tout aussi fragile que celles en porcelaine. Elle dormait entre deux légers sanglots aux creux des bras de sa mère qui somnolait, elle aussi fatiguée, tandis qu'elles étaient timidement observé par un homme adossé au mur, tremblant de fierté et de joie.

Une famille venait de naitre et était protégée de tout malheur. Déjà par l'amour réciproque des adultes envers leur petite fille, leur fortune, leur quartier paisible. Leur vie sera en or cliquant avec joyaux incrustés dedans. Ils ont toujours aimés les joyaux en fait, c'est pour cela que leur petit trésor s'appellera Agate, cela ne pouvait que lui convenir. Ils avaient déjà tant de projets pour leur petite. Elle ira à la messe, à une grande école, aura de nombreux jouets. Malgré une éducation sévère, il n'y aura que de l'amour dans ses prunelles bleues, il n'y aura que des étreintes tendres et des conseils qui la guidaient dans un monde de conte de fée. Un conte de fée dont elle serait la princesse, une princesse dès le début du conte et qui le restera. Elle aura une robe de princesse, une calèche de princesse, un cœur de princesse et un prince. Déjà on disait qu'elle était un petit ange, un petit ange qui croyait au bon Dieu comme on lui avait appris, elle aimait tout ce qui existait, elle aimait la vie et la vie le lui rendait bien.
Ses parents étaient très fiers : la mère était émue en entendant sa fille chantait accompagné de piano, le père grondait à la vue de ses faiblesses mais c'était pour caché son cœur remplit de bonheur à la vue de sa fille si persévérante dans les études.

Hélas, car comme dans n'importe quel conte il y a un "hélas", la petite s'ennuyait. Oui, elle s'ennuyait. Dans ces fêtes où le sourire est costume obligatoire, où elle doit parfois parler de choses qui ne l'intéressent pas forcément, où les filles de son âge ne sont pas vraiment sa tasse de thé. Trop capricieuses et superficielles à son goût.
Puis un jour, elle le vit. Il avait une chevelure blonde, des yeux couleurs noisettes, il n'avait pas pris son cheval blanc ce soir là mais il n'avait pas laissé son sourire devant la porte. C'était son Prince. Mais même s'il en avait le cœur, il n'en avait pas forcément la situation.
Fils de cuisinier, il n'avait pas de cheval mais juste un tablier blanc, il n'avait pas d'argent mais des casseroles ça oui.

-Vous voulez une tarte aux pommes ?

La petite fille avait cligné des yeux à cette demande.

-C'est moi qui l'ai faites !

Un rougissement, un goût doucereux qui emplit ses lèvres, le contact timide de ses doigts...
Elle était amoureuse.

Les années sont passés, ils s'étaient rapprochés, tout deux avaient dix ans entre leur mains, leur jeu n'était qu'amour, amitié, tendresse et amusement. Vous n'avez qu'à voir le blondinet courir avec les lèvres en cul de poule, devant on voit Agate qui court, vite et loin. Ses parents leur jettent un coup d'œil mais ne dit rien. Ils sont même un peu attendris, de toute façon cela ne durera pas...

Car il n'était pas pour elle.

Comment un fils de cuisinier pouvait la rendre heureuse après tout ? Elle devait être marié à un prince, un vrai ! Agate, tu es trop rêveuse, trop gentille, trop optimiste. Ouvres les yeux et regardes ce garçon un peu mieux, tu te vois vraiment te marier avec lui ? Oh, tu y croyais à cet amour sincère qui ne valait ni rang, ni fortune. Elle se mit alors à blasphémer contre les mots de son père. Jésus, Lui, avait dit qu'il fallait aimer son prochain, qu'importe sa situation, l'âme était bien plus importante que le titre ! Pourquoi la pauvreté devait être synonyme de malheur ? Il n'était pas riche non plus Jésus !

Mais comme Candide qui fut chassé loin de sa tendre Cunégonde, Agate apprit que son amoureux était lui aussi partit du paradis, bien loin d'elle, de ses étreintes et de ses baisers innocents.
Alors elle pria, elle pria que Dieu soit bon et juste avec elle comme il l'avait été quand elle était qu'un bébé. "Pitié" murmurait-elle entre deux larmes et gémissements, "Pitié" criait-elle !

Ô Dieu, il a été si bon en le faisant réapparaitre devant elle.
Mais le temps n'est pas sans dégât, ses yeux marrons étaient bien plus dur qu'auparavant, ses mains plus abimés, ses cheveux blonds allongés, mais c'était lui. Lui, le Seul et l'Unique !
Alors leur parc devint leur jardin secret, leur nouveau paradis, l'Amour était une plante dont on prenait soin chaque jour. Avec le sourire comme soleil et l'affection pour l'eau, Agate ne cessait point de l'arroser en chantant des remerciements au Ciel. Mais sa moitié ne chérissait pas la même plante qu'elle. Une plante bien plus piquante, plus belle mais effrayante.

-Dis, tu m'aimes ?

20 ans entre ses doigts fins, les mèches de son chignon et entre ses robes à dentelle.

-Bien sûr que oui ! Pourquoi cette question ?

20 ans d'étreintes, de baisers tendres et de caresses timides.

-On n'est plus des gamins Agate.

-Je le sais bien !

20 ans que ses lèvres restaient pures comme ses cuisses appartenaient encore à une enfant.

-Alors pourquoi on n'a pas encore fait l'amour ?

Quel Dieu doit tu aimer Agate ? Quel partie de toi dois tu écouter ? Quel sentiment dois tu faire parler ?

-Je...Mais...Cela ne se fait pas... Du moins pas...Pas avant le mariage...!

-Personne en saura rien.

Pomme, fruit de la connaissance, si juteux dans ce parc, si tendre...

-Et puis, je veux me marier avec toi.

Tu le frôles, tu hésites, tes lèvres frôlent ce fruit si délicat pour ta petite mâchoire.

-On n'a pas besoin de tes parents pour choisir qui aimer.

Tu le sens, ce sentiment qui te noue et te noie. Il te fait couler peu à peu au creux de ces paroles si ensorcelantes.

-Laisse moi aimer ton corps comme j'aime ton âme.

Tu enlaces cette pomme tout contre ton cœur, tu as envie de pleurer de joie.

-On s'aime, hein ?

Oh oui, elle l'aimait. De tout son cœur, de toute son âme, de tout son corps. Les bras qui se resserrent, les baisers brûlant comme la lave d'un volcan, le feu de la passion, l'extase. Peau contre peau, lèvres contre lèvres, c'était une danse dont elle apprenait peu à peu les pas au fil des coups de reins, elle s'était laissé porté par cette ouragan de sentiments aussi chaud que le désert lui même.

Puis la neige laissa place au sable.
C'était comme un creux dans son lit, un creux dans ses draps et un énorme creux dans son cœur.
De son passage, le prince ne laissa que l'image d'un cheval blanc entre ses reins, le chiffonnement des couverture et le brisement d'un cœur de petite fille.
Alors elle descendit de l'auberge, ses cheveux relâchés, ses vêtements vite fait enfilés, une petite voix murmurée à l'adresse de l'homme qui tenait l'auberge où elle avait laissé sa virginité.

-Non, désolé Mam'zelle j'ai pas vu votre ami.

Avec un sourire attristé.

Dans son oreiller une fois rentré, elle tenta de retrouver le repos et le mouchoir qui étoufferait ses sanglots. Ses parents ? Ils ne savaient rien bien sûr. Ils pensaient même qu'elle était malade et avait besoin de repos. Mais deux semaines plus tard, il est normal de se douter de quelque chose.
Mal au ventre, envie de vomir, le médecin avait fait un rapide pronostic après quelques visites.

-Elle est enceinte.

Avec une voix sombre.

Un Ultimatum prit place dans la maison de la Princesse: honneur bafoué, enfant non désiré, mari disparu. Agate n'en pouvait plus.

-JE GARDERAI CET ENFANT ! J-Je ne compte pas être un poids de plus pour vous et votre rang. Je pars !

Et personne ne la retint quand elle claqua la porte, laissant derrière elle les cris de son père et les sanglots de sa mère.

Et si cela continuait d'être si simple. Aussi simple que crier et claquer la porte, puis partir, aucune destination en tête, un coup de tête voila, tu n'avais pas du tout prévu un tel départ. Tu les aimais tes parents, mais tu aimais ton enfant encore plus, ce petit être naissant dans le creux de ton ventre, cet enfant qui n'aura pas de père, cet enfant non désiré qui aura juste tout l'amour de sa mère pour lui tout seul.
Dans cette ville, elle avait l'impression d'être étrangère. Elle avait toujours été dépendante de sa mère, elle allait dans des endroits qu'elle connaissait mais là, la vérité éclaire son visage : elle était perdue, perdue dans une ville dont elle connaissait, en vérité pas grand chose.
Alors au début, elle dépense le très peu d'argent qu'elle avait dans les poches, au début pour une chambre à l'auberge, le reste pour s'acheter du pain chaud. Après vînt les jolies perles accrochés a sa robe et les prières aux prêtres pour être héberger dans la maison du bon Dieu. Mais il fallait qu'elle en vienne à l'évidence, malgré ses idées enfantines qui continuaient de lui souffler que l'argent ce n'était pas tout, l'argent restait ce qui lui permettait d'avoir à manger, un toit. Bref, ce qu'elle n'avait plus maintenant.

Alors elle se mit à réfléchir, elle devait travailler, c'était sûr. Mais comment ? On la disait trop frêle pour un travail physique et on la refusait à d'autres offres d'emplois (Certainement par le doute de ses compétences en la voyant dans la rue, en plus que les femmes n'étaient pas demandés pour les emplois de l'époque.). Elle réfléchit, longtemps, encore et encore. Et elle était belle. Oui, très belle. Elle avait remarqué les regards de quelques inconnus, regards vite détournés d'ailleurs mais cela restait des regards. Pourquoi s'intéressait à une inconnue ? Avec le temps et ses nombreuses observations, Agate compris que sa seule chance d'intéresser les gens c'était son physique et rien d'autre. Sa peau blanche, ses yeux brillant, ses cheveux flamboyant. Certes, ses vêtements étaient maintenant sales mais au diable les corsets, les manches et les robes bouffantes ! Un coup de ciseau suffit pour la métamorphoser. Ses jambes sont nues, son décolleté plus voyant, la princesse était devenu sauvageonne offerte aux yeux et aux mains des passants, mais personne s'approchait. Oh, on la regardait c'est sûr, ce n'était qu'un viol par le regard, Agate se sentait même frissonner devant certains regards. Mais rien, rien, personne s'approchait. Alors elle décide de choisir ses propres proies, elle est sûr qu'elle arrivera à trouver ceux qui sauront tomber devant elle, car l'homme est bien faible et c'est bien triste. Elle en pleurerait presque de pitié pour eux !

Au loin, il y a un homme, voila sa proie, il est mince, des rides, a un gros nez, des lunettes, il a le visage fatigué, le regard las. Il est si pâle qu'on dirait que c'est un homme malade mais on dirait que c'est plutôt la vie qui a fait disparaitre ses couleurs.
Elle s'approche, l'homme cille et à la vue de sa tenue il rosit. Il a l'air plus vivant maintenant. Agate sourit mais ne se montre pas aguicheuse, elle parle au début, rien de méchant, elle parle de tout, de rien. Elle lui laisse choisir ses questions, elle le laisse répondre, il est surpris cela se voit. Au début méfiant voir même peureux, il s'ouvre finalement peu à peu. Il explique la dureté de sa femme, ce n'était pas lui qui commande à la maison, oh non, elle était bien trop têtue pour le laisser décider de quoi que ce soit, elle devait passer avant tout, avant même la santé de son mari qui commençait à mal vieillir avec l'âge et les disputes dont les cris de sa femme l'intimidait plus qu'autre chose. Oh, il a peur, il en est terrorisée, Agate a un sourire compatissant, elle ose même poser une main sur son épaule. Il tremble. Il a peur, peur qu'on le découvre mais cela fait longtemps aussi qu'il n'a pas eu droit a de l'affection, une affection charnelle, pour de faux mais qui apaise quand même un peu, comme une pause dans un travail incessant. C'est un homme faible, son regard n'est même pas assez fort pour se dévier des formes de la jeune fille.

-Ne vous inquiétez pas, elle en saura rien.

Un poisson mort qui se laisse traîner par le courant.

Quelle étrange sensation. Enlacer un corps qu'on aime pas, juste pour l'enlacer, aucun sentiment derrière, rien. C'était désagréable, dégoutant même, mais elle n'avait pas le choix, elle devait rester distante, elle ne devait pas laisser ses sentiments empiétaient là dedans, sinon elle risque d'être fichue, fichue. Mais c'est plus dure à penser qu'à faire, elle arrive cependant à ravaler ses grimaces, ses tremblements de dégout, elle arrive même à ne pas baisser le regard devant le vieux corps.
Même l'argent qu'il finit par lui tendre semblait sale pour elle.
Mais elle n'avait pas le choix, cela restait de l'argent et elle en avait besoin pour elle...Et pour son enfant.
Car oui, c'est pour lui qu'elle s'offrit à d'autres bras, elle ne choisissait pas tout le temps ses clients par moment, c'était les clients qui la choisissaient. Parfois elle pleurait, car c'était dure, dure pour son cœur d'être tant torturé par cet amour physique. Elle qui croyait tant à l'Amour avec un grand A, c'était comme un rêve qui se brisait encore et toujours. Que ces hommes soient doux ou violents cela revenait au même, c'était des cadavres. Des corps, rien derrière, juste des corps, des bras qui étranglent, des baisers qui salissent, des paroles qui blessent. Heureusement que son trésor était là, heureusement qu'il restait proche du cœur d'Agate qui peinait à vivre chaque nuit.
Mais elle devait à tout prix le protéger.

Et un jour cela arriva, évidemment aucun médecin sous la main, c'était trop tard. Elle avait eu au moins la chance de manger à sa faim et d'avoir pu acheter un logement en collocation avec une prostituée comme elle. Mais quand on est sur le point d'accoucher, là comme ça dans la rue, on est censé faire quoi ? A part crier ? Bah rien, on est obligé de faire ce que quelqu'un doit faire de toute manière.
Faire sortir ce petit trésor du creux de son ventre.
Au moins il vivait, après tant de souffrance elle pouvait enfin le tenir entre ses bras, laisser ses larmes coulaient à l'unisson avec le bébé. Elle pleurait oui, mais de joie, enfin elle pleurait de bonheur après toutes ces nuits ! Il avait l'air en bonne santé, quelle joie, quel bonheur !

-Amour...

Elle l'enlace fort, laissant échapper un gémissement mêlé de bonheur mais aussi de douleur suite à l'accouchement. Mais qu'importe, c'était lui, son unique, son seul, son petit prince, l'Amour qu'elle n'a pas eu, l'Amour qu'elle aurait aimé avoir, l'Amour qu'elle aimerait garder pour toujours dans ses bras, l'Amour qu'elle a et qu'elle protègera.

Les mois passèrent, le bébé vivait bien, Agate devait souvent demander de l'aide à sa colocataire, qui aimait beaucoup les enfants malgré son air dur, il suffisait de voir son "amie" avoir un tendre sourire en voyant le début de chevelure blonde et les yeux bleu clair du bébé alors que d'habitude elle conservait un air très distant et froid. La femme s'occupait de l'enfant quand Agate s'absentait et vice versa, leur colocation marchant assez bien, elle dura un an environ. Jusqu'à que la jeune femme rencontra un homme. Un client ? Non, il ne semblerait pas, mais il la fixait. Agate était intimidée elle, face à ce regard dont elle n'arrivait pas à traduire les sentiments que devait ressentir cet homme à cet instant, sans compter son visage peu émotif. Il restait impassible et la regardait au loin, était ce une invitation pour qu'elle s'approche ? Ce fut pire quand il parla, sa voix était si froide...
Puis il y a ces mots, ces jolies phrases, une promesse : une vie douillette contre les performances de la jeune femme. C'était si tentant... Elle peine même à y croire.

-Puis-je emmener mon enfant ?

Un silence, il la fixe, elle bafouille.

-Il a qu'un an ! Il gênera personne ! J-Je ferai tout ce que vous voulez si vous l'acceptez...!

Il se détourne, la voix ferme.

-Prépares ce que tu veux emmener avec toi mais fais vite.

Elle cille mais ne se fait pas prier, une fois rentrée à la maison elle écrit un mot à l'adresse de son amie, là elle s'excuse. Elle regrette ne pas lui offrir plus d'explication de son brusque déménagement, elle lui dit juste qu'elle avait la possibilité d'offrir une meilleure vie à son enfant et qu'elle ne pouvait pas passer à côté. Elle la remercie, elle pleure même de bonheur devant la gentillesse et patience qu'a fait preuve son amie en gardant son fils. Puis finalement elle pose le papier à contre cœur sur un meuble et s'éloigne, prenant son enfant dans ses bras en plus du juste nécessaire pour elle et son fils.
Agate rejoint l'homme, il n'a pas bougé, elle pleure de bonheur tandis que l'enfant a un léger mouvement contre la poitrine de sa mère. Elle le remercie, elle s'incline même, c'était son sauveur, bien qu'elle ignorait l'identité de cet homme cela ne pouvait être qu'un ange, un ange tombé du ciel, un ange qui venait exaucé ses prières.
Il la fixe et s'éloigne de quelques pas, elle le suit, essuyant ses larmes. L'homme se retourne à moitié, fixant quelques minutes l'enfant qui s'était cette fois ci endormi.

-Il s'appelle...?

-Amour...!

Elle cilla soudain en croyant voir l'ombre d'un sourire sur les lèvres de l'inconnu qui reprit son chemin, suivit de près par Agate. Avait-elle rêvé ?

Il était l'histoire d'une pierre précieuse qui souhaitait être la plus brillante de toutes, de mains en mains elle priait silencieusement: Je veux briller, je veux briller, je veux briller. Au fil des nombreux frottements, elle émit un éclat, la pierre précieuse finit par trouver la force de continuer de briller, de toujours briller pour éclairer le chemin de celui qui comptait le plus pour elle.
A Red Garden, elle avait réussit à se faire une place, bien qu'encore récente, elle se montrait très persévérante et travailleuse dans ce qu'on peut appeler son "métier". Elle avait acceptée de s'offrir entièrement pour profiter d'une vie riche et heureuse avec son enfant, elle avait eu la chance d'être encadrée par une femme qui était toujours là quand elle en avait besoin. Son fils restait à l'écart des clients mais cela n'empêchait pas ses collègues d'être intriguée par l'arrivée de ce bout de chou qui n'avait rien à faire ici. Et pendant ce temps, Agate donnait le meilleur d'elle même, elle sourit d'ailleurs à un client là, elle ferme les yeux au contact de sa main sur sa joue et elle a un rire timide.

Que ferait pas une mère pour son fils.

:: Je suis né de la folie pure et de la raison même. ::

Crystal;
♔ Prénom : Audrey
♔ Âge : 16 ans... Bientôt 17 ans le 12 Juillet ;w; (vous retirez le 1 et vous avez l'âge de mon esprit 8D)
♔ Source de l'avatar : Esther Blanchett - Trinity Blood
♔ Comment avez-vous découvert le forum ? Sur Aisling, grâce à la fiche de Lazhar 8D
♔ Autre chose à ajouter ? Je dis que cela devrait être interdit d'attirer les gens comme ça. è_é Ah et puis l'histoire arrivera bientôt, elle est looooongue 8D



Dernière édition par Agate le Dim 2 Sep - 12:06, édité 11 fois
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MessageSujet: Re: Agate's heart will go on    Mer 6 Juil - 19:03

Je me jette à l'eau et sors de l'ombre.

Je te souhaite la bienvenue au Red Garden ! Agate est un personnage très touchant, j'ai hâte de la voir en rp :3
Je n'ai pas vu d'erreur quelconque, et s'il y avait des fautes, elles m'ont passées sous le nez.
Aller hop, finit nous vite cette histoire !
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MessageSujet: Re: Agate's heart will go on    Lun 1 Aoû - 1:01

J'ai fini o/ (d'ailleurs c'est normal que je vois pas l’icône "Supprimer" pour supprimer mon deuxième post où j'avais marqué "+1" ô_o ?)

Et merci Asriel ;w; j'espère que j'ai pas trop raté l'histoire D> /fuit au cas où/
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MessageSujet: Re: Agate's heart will go on    Mer 3 Aoû - 15:56

Tu es immédiatement Validée, j'adore cette petite Agate, trop ♥ (Et puis tu sais que mon point faible, c'est les enfants, sheesh)
J'espère que tu t'amusera sur le forum et que tu nous feras de boooow rp avec petit tete blonde Amour ♥
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MessageSujet: Re: Agate's heart will go on    

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Agate's heart will go on

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