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 If you like it violent – PRINCE

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Âge du personnage : La vingtaine...
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MessageSujet: If you like it violent – PRINCE   Dim 14 Aoû - 15:25

:: WE CAN PLAY ROUGH AND TUMBLE ::

Identité ;
♛ Surnom : Prince – Alors que je suis une fille, bien évidemment.
♛ Âge : Un certain âge – La vingtaine, à tout casser.
♛ Groupe : Prostitutes – Lèvres enchanteresses.
♛ Nature : Humaine – Et tout l'égocentrisme qui va avec.
♛ Ancienneté : Petite nouvelle – Je me fais souvent rabaisser...




:: FALL INTO BED ::

Caractère ;
Prince, c’est comme un bout d’existence en suspens. Un bout d’existence qui est fatigué. Si fatigué. Épuisé de jouer avec son arc et sa flèche. Qui a besoin d’une raison, qui a besoin d’un appui pour s’étirer, pour ne pas rester enchaîné à sa propre tonalité. Ce pauvre morceau de vie qui a particulièrement envie mais qui n’ose pas. De temps à autres, il tente de jouer avec les couleurs et de trouver d’autres accords. Ça n’est rien d’autre qu’une pâle succession de sons dont une série de notes bien définie et entière aura vite raison.

Prince, c’est juste l’immensité de l’univers enfermé dans une frêle enveloppe charnelle. Cet univers est différent. Différent de celui que nous idolâtrons aveuglement, à la recherche idiote d’un peu de poésie et le réconfort de savoir que nous avons trouvé une autre forme de vie que la notre, parce que nous nous inquiétons pour notre avenir, celui de nos enfants. Parce qu’une petite planète telle que la Terre n’est pas assez « grande » pour la race humaine, qui se sent tellement plus haute. Un égoïsme flagrant et un égocentrisme qui lui donne envie de vomir.

Prince, son univers, c’est vraiment autre chose. C’est une plaine, vaste. Sans fin. L’herbe y est toujours verte, quoi que tirant un peu sur le bleu et le ciel n’est jamais encombré de nuages, ou dans de rares exceptions, là où les impressionnantes masses de coton prenant différentes teintes de gris viennent perturber cette paix. Et dans ce trouble s’exhibe alors pleinement la haine que sa personne oppose aux autres. Le bout d’existence qui était resté en suspens s’anime un instant, crache des flammes, s’insurge, hurle, mord, crépite.

Prince, c’est juste une multitude infinie de sentiments mis en boule dans une enveloppe de papier fermée et scellée. C’est juste un cahier, un classeur là où on range les timbres que l’on gagne, comme des trophées, un a un. C’est juste l’idiotie de tout un monde divisée en plusieurs niveaux. C’est juste l’appétit inutile de savoir et l’imbécillité profonde d’une peur qui n’a rien à voir avec le sujet. Et quand ce fragment d’étoile ressent quelque chose qu’il n’avait jamais connu, il le range avec le reste.

Prince, c’est un livre un peu étrange dont les pages jaunies signifient qu’elles ont été oubliées par l’ouvrage lui-même. C’est la personnification même du « un peu » dit tant et tant de fois dans ce texte, texte que l’œuvre oubliera certainement à force d’ivresse et de nouvelles choses qu’elles soient grisantes ou non. C’est aussi l’incarnation de« l’a peu près », de l’ignorance, des phrases qui se répètent, des mots identiques qui se renouvellent sans interruption. C’est la nécessité de se replier. C’est la nécessité de vomir.

C’est juste un « Je t’aime, moi non plus. »
Encore un « Dis moi un mensonge. »
Un énième « Je t’aime. » incertain.
Un éclat de rire.
Puis des pleurs.
Et ça recommence.
Inlassablement.



Histoire ;

Prince, j'aime ta voix, tes formes. Ton corps, ton esprit. Comment tu es, comment tu te comportes. Qui tu es, avec quelle ferveur tu t'appliques à m'enlacer et à couvrir mon corps de baisers. J'aime tes mains. J'aime tes lèvres. J'aime tes cheveux. J'aime te sentir contre moi. J'aime t'embrasser. J'aime ta peau douce et ton regard perdu dans le vide. Tu es tellement belle. Je te veux pour moi tout seul.

Pardon, tu as dit quelque chose ?

Tu te redresses, insensible, silencieuse. Tu ne l'as pas écouté, lui, le client sans nom que tu as appris à connaître, qui t'attrape par le bras chaque samedi soir et qui te tires avec douceur jusqu'à son lit, où il te laisse ensuite, une liasse de billets sur la table de nuit. Mais ce soir, il demeure. Tu te rhabilles lentement, n'écoutant toujours pas. Tu n'écoutes jamais. Tu n'écouteras jamais. Tu ne veux pas écouter ses âneries. Tu frissonnes, attrapes ton manteau et sors de la pièce, suivant les couloirs qui te semblent tellement familiers.

Cela n'arrivera jamais, tu le sais bien.
Amertume.

Tu viens ici depuis au moins six mois, toutes les semaines, tu te fais embarquer. Il n'y a pas de point de rendez-vous particulier; il finit toujours par te trouver, se guidant de ta voix enchanteresse qui s'insinue dans les grandes rues de Londres et qui monte jusqu'au ciel avec une délicatesse inégalée. Debout, droite, tu te laisses emporter par ce que te procures ce plaisir qu'est le chant, les frémissements qui parcourent ton dos, tes épaules et le regard parfois émerveillé de certaines personnes.

Et quand tu as fini, tu ranges et tu disparais, sois à son bras, sois au bras de la solitude qui a refermé son étreinte sur ta personne comme un piège dont tu ne peux pas te sortir.

C'est lui qui t'as donné ton surnom, Prince. Quand ce mot sortait de sa bouche, qu'il effleurait tes bras, tes épaules, tu étais heureuse. Et tel que tu l'écrivais dans ton journal, ce petit cahier noir, avec le stylo pris sur la table de ce client, il n'y avait pas trente six mille phrases. Tu te sentais juste vivre. Un peu. Comme ça. Pendant quelques heures. Entre lui et le matelas.

Excuses.
Pour revenir, il faut partir. Et en général, on revient toujours. Mais moi, même partie comme je l'a fait, je ne suis jamais revenue. Je me souviens encore de cet hiver glacial qui secouait les murs de l'orphelinat où j'avais été. C'est à peu près le seul endroit dont je me souvienne concrètement. J'y ai passé toute ma petite enfance jusqu'à mes approximativement quatorze ans. Les autres lieux que j'ai fréquenté, ils sont partis en fumée ou sont quelque part, perdus dans ma tête, à droite et à gauche. Qu'importe. Je me souviens des murs foncés et du plancher froid, de la soeur Marianne qui s'occupait de nous, pauves enfants abandonnés sous le regard de Dieu. Son visage d'ange et ses cheveux étranges, tirant sur la couleur de feu par moments et à la fois très blonds, me faisaient un peu peur à l'époque. Quand j'en avais l'occasion, je m'installais sur ses genoux et je me blottissais contre elle, elle et son odeur, quelque chose comme du lilas, me berçant. J'aimais cette odeur. Une odeur réconfortante, douce et délicate.


Lettre à mon très cher amour.
Actuellement, je suis quelque part entre la pluie et la mer. Très cher amour, qu'importe si tu me revois; très cher amour, qu'importe si tu m'oublies. Le souvenir de ton visage subsiste. Le contact de tes mains, sauvage et insolent, s'est imprimé sur ma peau. Je suis marquée par tes ongles et tes dents. Ton amour s'est éprit de moi. Ta langue, ton cou, tes épaules. Tes soupirs et ton étreinte me manque. Les murs et ce couloir familier me manquent. Tes sottises me manquent. Très cher amour, je te dis adieu.





:: PRIDE AND PREJUDICE ::

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♔ Prénom : LOLZ.
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♔ Source de l'avatar : Original - Des blondes par ci, des blondes par là. Original ftw.
♔ Comment avez-vous découvert le forum ? Euh.
♔ Autre chose à ajouter ? J'aurais des questions, les gens.



Dernière édition par Prince le Dim 8 Jan - 8:22, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: If you like it violent – PRINCE   Mer 17 Aoû - 13:26

C'est avec plaisir que je te souhaite la bienvenue au Red Garden ! Prince semble être un personnage très intéressant, j'ai hâte de lire la suite !
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MessageSujet: Re: If you like it violent – PRINCE   Mer 17 Aoû - 19:38

Merki, c'est gentil ! ♥


Elle est pas censée être intéressante ; c'est plus le genre de meuf, genre ta meilleure amie, qui te regarde pendant un instant en se demandant qui t'es avant de cligner des yeux et se souvenir de toi. Elle est tête en l'air, maladroite, renfermée, un peu chiante quand elle s'y met. Elle n'a pas de personnalité.

Je vais essayer de continuer le plus rapidement possible; j'm'excuse pour les fautes d'innattention que je suis parfaitement incapable de repérer - dans le genre débile, j'suis très forte, vous savez. Mon perso me ressemble vachement; incapable de remarquer ce qui fait défaut. o/ Et puis je répète toujours les même mots, ça m'énerve. u_u'

Bref. J'promet de la finir parce que j'aime bien le forum, le contexte le design etou etou. Et si je me barre avant de l'avoir finie, faut me lyncher. o/ (j'aime ça, mais faut pas le dire)
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If you like it violent – PRINCE

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