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 Captain Kenneth ; sharing between the sea and the pleasure

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MessageSujet: Captain Kenneth ; sharing between the sea and the pleasure   Lun 15 Aoû - 15:37

Homme libre, toujours tu chériras la mer !
Charles Baudelaire

“C't'un vrai capitaine, voyez,”
♛ Surnom : Cap’tain
♛ Âge : 25 ans, à c’qu’on dit
♛ Groupe : Client
♛ Nature : Pirate
♛ Ancienneté : Il vient depuis deux ans, mais ses passages sont irréguliers



Océan. Masse d’eau occupant à peu près les deux tiers d’un monde destiné à l’homme – lequel est dépourvu de branchies.
Ambrose Bierce

“Alors on lui fait confiance,”

TEMOIGNAGES

« J’vous l’dis, moi, c’t’un bon gars, un bon chef même. Y sait m’ner l’équipage à la baguette sans qu’y veuille s’mutiner. Et pis l’est pas cupide, on a toujours droit à not’ part du butin, une belle même. »
« Parfois on sait pas où y nous mène, mais on y va quand même, et on revient toujours ‘vec un beau trésor. Mais l’est bien mystérieux. »
« Des fois on dirait qu'y s'donne un genre, avec son cache oeil. Parce qu'on sait tous qu'il y voit très bien, le capitaine, y'en a qui l'ont vu sans... Mais il a sûr'ment ses raisons à lui. »
« Il vit avec l’équipage, mais c’est pas pour autant qu’on l’comprend. Et pis y change souvent d’humeur, et on n’sait jamais ce qui l’rend heureux ou en colère. Un bon vent, j’pense, ça lui plait. Mais pour le reste… »
Quelques matelots

« Il prend souvent part à la vie sur le bateau, il ne s’enferme pas des jours et des jours dans sa cabine, comme d’autres capitaines pourraient le faire. Et s’il lui arrive de remettre certains hommes à leur place, il n’est pas sans arrêt en train de faire valoir son statut de capitaine. […] Il me fait confiance. Enfin, je crois… »
Second – Quartier Maître

« L’a bon appêtit l’capitaine, ça oui ! Mais comme tout l’monde sur le bateau. Et c’est souvent qu’y m’donne ses compliments pour c’que j’leur prépare. »
Le cuisinier

« C’est souvent qu’on attaque des navires, et on a toujours le dessus. Après, ça dépend d’son humeur pour les prisonniers. Pis y restent pas prisonniers bien longtemps, on finit toujours par les j’ter à la mer, parc’que l’capitaine veut pas qu’on gaspille nos réserves pour eux. Et des fois y sont tués dès l’abordage. Il participe, le cap’taine, ça oui ! C’est même toujours lui le premier à poser le pied sur le bateau. Et pis il est vaillant, il manie très bien le sabre ! »
Le canonnier

« Il a les mains délicates et – gloussement timide – les doigts fort agiles. »
« Parfois, il peut passer toute une nuit à parler de ses voyages, de ses découvertes, de l’océan… Et il a alors tellement de passion dans la voix qu’il me donne envie de le suivre sur son bateau. »
« Il cache bien son jeu, mais il aime boire. C’est un pirate, il me commande souvent du rhum, mais il ne fait aucune difficulté lorsque j’essaye de lui faire goûter autre chose. »
« Il aime toutes sortes de femmes, je pense, et il les choisit en fonction de son humeur. Moi, je ne le connais que lorsqu’il a cette lueur sauvage dans le regard… »
Oiran, Concubine, Butler et Prostitute


Et on le voit, voguant sur l’eau, maître des flots.
Et on l’entend, chanter sa joie, et ses émois.
Et on le suit, ô mil’sabord, vers les trésors !


Parce que oui, un pirate, ça aime les trésors. Tous les trésors. Vivants ou non. Un pirate, ça pourrait risquer sa vie pour quelques pierres précieuses. Un pirate, ça peut passer des mois et des mois à écumer les mers pour accumuler des richesses toujours plus grandes, et enfin se retrouver sur une île perdue, à compter ses pas afin de savoir où creuser. Un pirate, ça aime retrouver la terre ferme de temps en temps parce que, non, on n’emmène pas de femme sur un bateau : c’est pas que ça porte malheur, c’est que ça devient vite insupportable. Un pirate, ça sait être doux avec les trésors vivants, surtout lorsque ce sont, justement, des femmes. Mais aussi, un pirate, ça n’a pas peur d’une tempête, parce qu’il sait qu’elle laisse toujours une chance aux hommes de la mer. Un pirate, ça aime piller, aborder, combattre, tuer, boire, manger, dormir, chanter… Et surtout, un pirate a beau être un forban, un bandit, ça a quand même un grand sens de l’honneur.
Le capitaine Kenneth est un pirate.

Mais il y a le capitaine, et il y a Kenneth.
Le capitaine sait se faire aimer et respecter de ses hommes. Il a constitué un équipage trié sur le volet, parce qu’il est minutieux et qu’il veut pouvoir partager son aventure avec des hommes en qui il peut avoir confiance, et inversement. Il peut être dur, parfois, mais seulement lorsque c’est nécessaire. Il n’y a que lorsqu’il attaque d’autres bateaux qu’il laisse son agressivité prendre le dessus. Cependant, le capitaine est souvent sujet à des sautes d’humeur. Même son Second ne comprend pas la cause de ces changements de tempérament. Il lui arrive de s’accouder sur le bastingage du pont et d’observer l’horizon durant des heures, tandis que tout l’équipage s’active autour de lui, et lorsqu’il reprend ses esprits il peut aussi bien se mettre à crier après un matelot pour un rien que repartir le sourire jusqu’aux oreilles dans sa cabine pour s’affairer sur une de ses nombreuses cartes, toujours à a recherche de quelque trésor perdu…

Kenneth, lui, est un peu différent. On le retrouve surtout lors de ses rares escales, pourtant bien nécessaires. Il devient alors presque gentilhomme, paradant néanmoins fièrement dans ses riches habits de pirate, dans les rues animées des ports. Il abandonne alors le commandement de son navire au Quartier Maître. Des pierres précieuses plein les poches, il déambule entre les différentes échoppes où sont exposés des choses toutes plus étranges et attrayantes les unes que les autres. Mais il sait déceler les arnaques, c’est un sixième sens chez lui : il reconnaît tout ce qui a de la valeur de ce qui n’en a pas, c’est d’ailleurs pourquoi il vaut mieux ne pas le soupçonner ouvertement de tromperie lorsqu’il vous paye en pierres, auquel cas il pourrait mal, même très mal le prendre, et vous le regretteriez amèrement. Faites-lui confiance. C’est un pirate, certes, mais il n’est pas de ceux qui volent les commerçants chez qui ils se rendent déguisés en honnêtes gens. Non, Kenneth a suffisamment de richesses pour vivre dans l’opulence le temps de nombreuses vies, et il n’est pas cupide. Et lorsque la nuit s’annonce, il se dirige vers les bordels ou les maisons de luxe pour couvrir la chair nue d’une femme de bijoux scintillants.
Entre la mer et le plaisir charnel, son cœur balance.


“On le suivra partout où il voudra.”

TEMOIGNAGES

« Y’en a qui disent qu’il descend du capitaine Barbe Noire. Moi je sais pas, il lui ressemble pas du tout le gamin. Faut dire, ça fait longtemps qu’il est mort, Barbe Noire. Mais un p’tit blondinet qu’est pas bien méchant, je sais pas trop quoi en dire. Et puis c’est pas lui qui va nier, ou même confirmer, c’qu’on raconte. A croire qu’il aime le mystère. Mais j’suis sûr que même lui y sait pas… »
Un vieux tavernier bavard

« Nan. On sait pas d’où y vient. Personne sait. C’t’un orphelin, comme beaucoup d’entre nous. »
« Il est apparu comme ça sur l’port, à la r’cherche d’un équipage. Mais on l’connaissait pas, alors on s’méfiait. J’crois qu’j’aurais quand même dû essayer, ses gars ont l’air bien payés. »
« Il avait quoi… Dix-huit ans, p’t’être, quand y s’est pointé avec son bateau… Mais quel bateau ! Et j’sais pas comment il a réussi à s’faire respecter et à engager des pirates comme ceux qui l’suivent maintenant, mais il l’a fait. J’crois qu’il vaut mieux pas savoir. »
« J’l’ai vu ! Il Hip! parlait avec sa figure de Hip! proue ! C’est vrai qu’elle est belle Hip! sa sirène ! Mais c’est l’premier Hip! pirate que j’vois d’mander conseil à Hip! du bois ! Hip! »
Quelques pirates, parfois un peu éméchés
(L’ébriété du dernier étant trop certaine pour qu’on puisse le croire entièrement, mais qui sait ?)

« Je l’ai sauvé, oui. Ne me demandez pas pourquoi. Et il ne l’a dit à personne, il me semble. Je le suis dans ses voyages parfois, mais il ne le sait pas. J’ai bien vu que son bateau porte mon nom… Mais il ne doit pas me voir… »
Artémise (qui a plongé sous l’eau dès que les questions ont commencées à être plus indiscrètes)


(Retrouvé par Kenneth lui-même l'année dernière, enfoui sous le sable chaud d'une île déserte, perdue en mer, à cinquante pieds de la dépouille (enfin de ce qu'il en restait) du capitaine Halle. Personne ne sait pourquoi Kenneth n'est pas retourné plus tôt sur cette île, connaisant sa localisation.)



Ah, si seulement il savait ! Il ne croyait pas si bien dire… Et oui, ce garçon connaissait – et il les connaît toujours, bien qu’il ait grandi – ces fabuleuses créatures aquatiques. Les sirènes. On pourrait dire qu’il est naturel qu’il les connaisse, puisqu’il est un pirate. Mais ce n’est pas tout à fait ça : les pirates savent que les sirènes existent, ils savent aussi que ce sont des femmes splendides, et que des marins ont perdu la vie à trop courir – ou nager – après elles, mourant d’amour en quelque sorte. Voilà les seules choses que les hommes savent d’elles. Il est vrai que certaines d’entre elles s’amusent à alimenter la légende en chantant sur des rochers pour détourner les bateaux de leur cap, mais elles ne dévorent jamais l’équipage : elles préfèrent les crustacés. Kenneth était au courant de cela : il les avait côtoyées durant une année entière, juste avant qu’un pirate ne l’embarque sur son navire. Vous devez vous demander pourquoi est-ce que le petit garçon qu’il était a pu vivre avec une telle créature… Je vais donc répondre à cette question.

Kenneth avait sept ans lorsque son destin bascula. Né de père inconnu et de mère de très modeste condition, il était “l’homme de la maison”. C’était ce que lui disait sa mère lorsque, du haut de ses trois pommes, il insistait pour l’aider aux tâches ménagères, aide qu’elle acceptait en riant et en lui ébouriffant les cheveux. “Arrête ! Tu sais très bien que j’aime pas ça ! J’suis pas un gamin !”. Elle savait surtout qu’il faisait le fier devant elle, mais qu’au fond il adorait ça. Il n’était pas rare qu’il vienne la rejoindre la nuit pour quémander des câlins. “J’ai fait un cauchemar”. C’était son excuse habituelle. Mais le plus souvent, il arrivait dans sa chambre avec un grand sourire, qui lui était toujours rendu avec chaleur. De quatre ans plus jeune que lui, son petit frère le suivait partout où qu’il aille, au grand dam de leur mère qui, bien qu’ayant confiance en son fils aîné, n’aimait pas voir le plus petit sortir de la maison. Elle ne pouvait pas avoir sans cesse les yeux sur eux, elle devait travailler pour les nourrir, ces gosses. Alors elle les laissait courir un peu partout. Dans le village, tout le monde les connaissait. Tout le monde savait qu’ils étaient de deux pères différents. Personne ne connaissait l’identité d’aucun des deux coureurs de jupon. Personne n’aimait trop cette femme non plus, on ragotait sur elle. Alors tout le monde regardait passer ces deux p’tits gars avec un air de dédain.

Vivant près de la mer, la petite famille allait parfois se balader sur la côte. La mère connaissait des petites criques tranquilles, où personne ne venait les ennuyer. Elle emmenait un panier de pique-nique, et tous trois s’installaient sur le sable ou les rochers, au soleil de préférence, pour profiter au maximum de ce moment précieux. L’été de la septième année de Kenneth, ils allèrent se promener sur une de ces plages connues d’eux seuls. Enfin, c’était ce qu’ils pensaient. Après avoir déjeuné, les deux garçons s’amusèrent à escalader les rochers. Ce fut Kenneth qui découvrit la barque, vide, échouée sur un banc de sable assez lointain. Ils coururent jusqu’à l’embarcation, leur mère à leur trousse dès qu’elle se fut aperçue qu’ils s’éloignaient vraiment. Les deux frères montèrent dans la barque, malgré les protestations aigües de la femme. Elle arriva enfin jusqu’à eux, pour se faire supplier : un petit tour en barque serait tellement amusant ! “Tu verras maman, il n’y a aucun risque !”. Oui, mais aucun d’entre eux ne savait nager. Cependant, la mère se laissa convaincre, à condition de ne pas trop s’éloigner de la plage, de rester là où ils pourraient avoir pied ; elle, au moins. C’était d’accord. Ah, les rires, les chants ! Et aucune mise en garde. La plage ne s’effaçait pas progressivement dans la mer, elle disparaissait tout d’un coup. Cela, la mère l’ignorait totalement, et elle ne s’en rendit pas compte. Ou si, mais seulement trop tard. Il suffit que le petit frère se penche un peu trop. Plouf. Et une mère hystérique qui se jette à la suite de son fils pour le sauver, faisant ainsi chavirer la légère embarcation. Plouf. Et re-plouf. Tous à l’eau ! Tous noyés ! Enfin, ça aurait pu être ça, si Artémise n’était pas passée par là.

Ah, Artémise ! Belle Artémise, douce Artémise ! Ton sourire d’ange, tes doigts de fée, ton allure de reine… Ô, tendre Artémise, tu le sais, jamais il ne les oubliera. Car c’est toi qui l’a sauvé de la mort et effacé le souvenir de cette femme et cet enfant de sa mémoire. C’est toi qui l’as remonté à la surface, puis amené sur une île pour que personne ne vienne te le dérober. Tu l’aimais déjà, délicieuses Artémise, ce garçon aux cheveux d’or, lui et ses yeux qui te rappelaient le ciel dans lequel tu aimerais tant pouvoir voler. Tu n’as pas pu t’empêcher de le secourir, et de l’accompagner toute une année durant. Oh, il sait qui il est, il sait qu’il a eu une existence avant celle-ci, avec toi, mais tu sais toujours si bien t’y prendre qu’il n’y prête plus attention. C’est du passé, pour lui, ce n’est plus important. Seules tes faveurs lui sont agréables, ô divine Artémise. Tu lui racontes des histoires sur tes sœurs, les femmes-poissons. Tu invites même celles qui te sont les plus chères à venir voir ce petit d’homme que tu as sauvé des flots. Oh, comme elles t’envient, comme elles te jalousent ! Mais tu ne t’en rends pas compte, trop absorbée que tu es par ce mignon petit garçon qui aime tresser tes cheveux pour y glisser de jolis petits coquillages. Il te donne un baiser sur la main, comme un grand, et tes yeux brillent comme les étoiles du soir. Mais tu devrais te méfier de tes sœurs, ô pauvre Artémise, car ce sont elles qui vous sépareront… Ce sont elles qui mèneront ces pirates vers ton petit protégé, et ce sont elles qui t’écarteront de lui le moment venu, pour laisser les hommes récupérer le leur. Ô, triste Artémise, la lune te voit pleurer, mais elle ne peut te dévoiler la vérité.




Peut-être serait-il heureux d’apprendre, ce cher feu capitaine Halle, que le garçon lui a survécu. Les mutins le gardèrent à bord, parce qu’ils ne voyaient pas de danger en lui. Mais Kenneth avait parfaitement compris ce qui s’était passé. Pourtant, il fit comme si de rien n’était, se mêlant à l’équipage comme il avait si bien su le faire depuis son arrivée sur le bateau. Il continua à obéir aux ordres, bien que provenants d’un nouveau capitaine. Mais de plus en plus souvent, son regard se portait au loin, sur l’horizon, toujours en direction de cette île où avait été abandonné celui qu’il avait considéré comme son père. Il savait que, pour rester sur ce bateau, il ne devait pas montrer son regret, sauf que c’était plus fort que lui. L’équipage commença à le remarquer ; certains hommes lui donnaient des coups de coude lorsqu’il s’arrêtait de frotter le pont pour lever le regard au-dessus du bastingage, d’autres se contentaient de murmurer, d’autres encore allaient rapporter au Quartier-Maître ce comportement qu’ils jugeaient anormal. Alors le Second en parla au Capitaine. La décision fut prise, et Kenneth débarqué sur le premier petit port qu’ils croisèrent. Oh, non, pas sur l’île des pirates où il pourrait vite se faire une place ailleurs, non, il ne fallait pas prendre de risques…

A quatorze ans, Kenneth appris à pêcher. Dans tous les sens du terme.


« Les flammes des bougies caressent les tétons de la lune
Dans ce bar en fumé d’herbe et de tabac
On échange de l’amour et toutes ses fortunes
Contre un peu de tendresse cueilli en haut des bas

De mer en mer, de verre en verre
De bar en bar s’éloigne mon cafard
De mer en mer, de vers en vers
Y a de l’espoir sur mon comptoir

Sur les tables fourmillent de bock rempli de bières
Dans ce monde , on rêve fort et on parles ses folies
Si l’un d’entre ,nous pleurs ses amours amères
On lui dit que les filles bin ce sont que des filles

La patronne essuie les verres et voilà tout qui brillent
L’argent rentre dans sa caisse et ça lui suffit
Voyous des ruelles , matelot aux yeux gris
Voyez la vie est belle entre une bière et une fille

Quand arrive la nuit Daisy nous fait son show
Elle a des murmurent qui brûlent le bout des mégots
Y’a du soleil dans ses cuisses pour les cœurs perdus
Et des seins , ou sont pendus nos bouchent goulues

On sait toujours quand on arrive mais jamais quand on part
Y’a une fille qui m’invite d’un drôle de regard
On remet la dernière, pour éloigner nos démons
La nuit est à nous et le vent est bon »

Il se fit engager dans la taverne du port en tant que serveur. Le port était petit, certes, mais il n’en venait pas moins régulièrement des bateaux remplis de marins désireux de se dégourdir les jambes sur la terre ferme, et à la recherche de jolies filles pour s’amuser. Kenneth, en bon pirate qu’il était, suivait leur exemple dès qu’il le pouvait, à chaque fois qu’une pause lui était accordée. La patronne fermait les yeux, elle sentait bien qu’il partirait dès qu’elle se mettrait à le morigéner, et elle aurait du mal à trouver un autre gars comme lui : il ne se plaignait jamais, se contentait d’un bas salaire, et faisait le travail pour deux.
Et puis un jour, il disparut. Le navire marchand venait de quitter le port lorsque la bonne femme s’en aperçut. Il s’était embarqué avec les marins qui l’avaient incité, la veille au soir, à tenter l’aventure avec eux. Depuis cet événement, plus personne n’entendit parler de lui. Jusqu’à ses dix-huit ans. Un peu plus de trois ans s’étaient écoulés avant que Kenneth – ou plutôt le Capitaine Kenneth, devrais-je dire – ne refasse surface.

C’était dans une taverne d’un port bien connu des pirates. Assis au fond de la salle, il faisait face à trois hommes. Tous les quatre discutaient calmement. Soudain, un rire moqueur s’éleva de leur table.

Tu veux rire, mon gars ! Qui voudrait te suivre ?
Des pirates, pourquoi ?
Tu crois quand même pas que tu pourrais t’imposer face à un équipage tout entier ?
Bien sûr que si.
Et je peux savoir comment ?
Tu le sauras si tu t’engages.
Ah ah ! Tu me plais bien, toi, mais j’ai déjà des obligations ailleurs. J’te souhaite bonne chance !

Les trois pirates se levèrent, laissant Kenneth à son recrutement. Au début, personne ne se présentait, ou alors c’était pour venir lui rire au nez. Et puis un curieux s’approcha d’un peu plus près alors que plus personne ne prêtait attention au gamin qui prétendait être capitaine et posséder un navire. Personne ne prêta attention non plus à leur échange. C’est dommage, car le pirate curieux finit par signer son engagement. Comment Kenneth parvint à le convaincre, personne ne le sait, pas plus qu’on ne sait comment il parvint à appâter les quelques autres qui suivirent. Pour la fin de l’équipage, il se fit plus au bouche à oreille qu’autre chose. On entendait parler de pirates qui s’étaient engagés auprès d’un jeune capitaine, plein d’ambition. On les connaissait comme étant des hommes forts, ne se laissant pas marcher sur les pieds. Mais Kenneth parvint à se faire respecter d’eux, sans qu’aucun ne veuille se rebeller contre lui. En tout cas, tous furent étonnés en constatant qu’il n’avait pas menti à propos de son navire. D’aucuns racontent que le bâtiment serait sorti de l’eau alors qu’il errait sur une île déserte, mais il est difficile de les croire…

Il en est fier, de son bateau, ah ça oui ! Surtout de sa figure de proue. Artémise, ô délicate Artémise… C’est toi qu’il a choisie pour guider son navire dans les tempêtes, il t’est entièrement dévoué. C’est pour cela que tu ne peux pas lui apparaître, alors que tu l’as retrouvé, à force d’écumer les mers. Tu sais qu’il pourrait tout abandonner seulement pour te suivre. Alors tu te contentes de trouver les meilleurs chemins pour lui et son équipage, tu le mènes aux navires marchands et l’écarte de ceux des pirates malveillants vis-à-vis de lui. Et toi aussi tu es fière de son navire, car il porte ton nom, et tu es fière de ton petit bout d’homme qui a grandi. Parfois, tu le vois se pencher au-dessus de la mer, comme s’il cherchait quelque chose, alors tu te caches pour ne pas qu’il te trouve. Tu veilles sur lui, empêchant les malédictions de l’atteindre. Mais Artémise, ô puissante Artémise, tu ne peux pourtant pas l’empêcher de descendre à terre ferme, là où tu ne peux plus rien pour lui, et encore moins de s’aventurer dans les jardins du Paradis, au Red Garden. Tu les maudits, ces hommes qui le mènent à la débauche, ceux qui lui ont montré le chemin pour se rendre à l’endroit où tu n’aimes pas le voir aller. Mais il aurait fini par en entendre parler par quelqu’un d’autre que son propre équipage, alors tu fais avec… Et puis tu sais qu’il pense toujours à toi, qu’il espère un jour te retrouver, alors tu es rassurée. Et puis, quelle humaine pourrait donc avoir plus de charme que toi ? Quelle humaine, oui, laquelle, pourrait lui faire tourner la tête au point qu’il en oublie sa nature de pirate et qu’il t’oublie, toi ? Il n’en existe aucune, rassure-toi…








Demain, il pleut.
Moi-même

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Dernière édition par Kenneth le Ven 26 Aoû - 9:44, édité 29 fois
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MessageSujet: Re: Captain Kenneth ; sharing between the sea and the pleasure   Mer 17 Aoû - 13:33

Je te souhaite la bienvenue au Red Garden ♥ J'espère pouvoir lire l'histoire de ce cher Kenneth bientôt ♥
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MessageSujet: Re: Captain Kenneth ; sharing between the sea and the pleasure   Mer 17 Aoû - 16:47

    Merci ♥️
    J'y travaille, j'y travaille Wink
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MessageSujet: Re: Captain Kenneth ; sharing between the sea and the pleasure   Ven 26 Aoû - 9:43

Et voilà, c'est terminé ! ♥
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MessageSujet: Re: Captain Kenneth ; sharing between the sea and the pleasure   Lun 29 Aoû - 16:15

Alors la longueur m'avait un peu effrayée au début mais je ne regrette pas d'avoir fait l'effort de lire ton histoire, elle est trop bien ! xD J'aime beaucoup ce petit Kenneth, je valide !

Je t'invite maintenant à aller poster tes fiches de liens et de topics, et à aller compléter ton profil ! Bon jeu parmi nous j'espère ♥

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MessageSujet: Re: Captain Kenneth ; sharing between the sea and the pleasure   Lun 29 Aoû - 18:32

    Héhé pirat
    Bon, ça veut dire que tu as réussi à déchiffrer le carnet de bord, c'est une bonne chose ♥️ (parce que vu le mal que je me suis donné à le faire !)
    Bon, c'est con, ma fiche est validée et j'ai dix (mille) fois moins de temps pour rp, maintenant...

    En tout cas : Merci ! =D
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MessageSujet: Re: Captain Kenneth ; sharing between the sea and the pleasure   

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Captain Kenneth ; sharing between the sea and the pleasure

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