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 "Une beauté divine, mutine, mais si libertine" {Asriel}

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MessageSujet: "Une beauté divine, mutine, mais si libertine" {Asriel}   Ven 19 Aoû - 19:18

Dionysos. Un dieu parmi les hommes, parmi les autres créatures. La découverte d'un lieu comme "Red Garden" s'était tout bonnement fait par hasard. Un hasard qui n'en était peut-être pas réellement un, car après tout, le hasard ne touchait jamais les dieux de l'Olympe. Pas même un dieu errant. Il était en voyage avec les Satyres, les nymphes. L'orgie était la maitresse du voyage. Entre alcool et péché de chaire, il y avait eu que peu de place pour les paroles inutiles. L'oisiveté est reine des idiots et les dieux n'ont pas la tête à la stupidité. En fait, ils n'y ont pas droit. Mais comment donc est-il arrivé là, ce dieu errant ? Comment ? C'est une histoire toute simplette, toute bête. Une histoire qui aurait put être celle d'un homme, celle d'une femme. En pleine mer, le navire chavire. Si tout le monde parvint à rester sur le bateau, un dieu manque à l'appelle. Il a sombrer, s'est cogner contre une pierre et s'est réveillé ici.Ici. Ce lieu étranger, inconnu par la plupart, connu par peu de chanceux, semblerait il. Ainsi Dionysos s'est réveillé là, sans savoir où il était. Mais cela ne l'effrayait point, bien au contraire. Notre dieu, vêtu d'un simple pantalon de lin noir, avec une chemise de la même matière, crème, ouverte sur le haut de son torse imberbe et parfait, ses cheveux flottaient au vent, tandis qu'il parcourait les derniers mètres qui le conduisaient près d'une pièce. Il ne savait pas à quoi s'attendre, mais la surprise était une chose qu'il adorait. La surprise, la nouveauté. Il aimait cela plus que n'importe qui d'autre et lorsqu'il poussa la porte, quel ne fut pas sa stupeur de découvrir une pièce...totalement et affreusement blanche et vide. cela aurait-pu l'ennuyer, l'effrayer ou le rendre perplexe, mais il se contenta d'entrer, de fouler la pièce de ses pieds nus, d'en faire le tour, avant de s'asseoir en son centre de tailleur. Il ferma les yeux et réfléchit. Pourquoi cette pièce était elle là, à quoi pouvait elle bien servir. Il se surpris à penser que sur l’Olympe, rien de semblable n'aurait put être présent. Pour la simple et bonne raison que les dieux ne supportaient pas le vide. Le trop blanc, le trop immaculé. Et Zeus avait banni ce genre de pièce, encore épris probablement de la jeune femme qui y avait été enfermée par sa faute.

Dionysos était posé, bien calme, dans ce lieu atypique. Mais lorsqu'une effluve vint effleurer ses narines, il fut surpris, un sourire se dessinant sur ses lèvres. Du vin. De la Lyre se faisait entendre peu à peu, le sol semblait devenir plus mou, plus moelleux. Le vin laissa sa place aux odeurs d'un banquet, puis, de fleurs exotiques. Il y avait le parfum des femmes, la virilité des hommes. Des voix sorties de nulle part se firent entendre pour accompagner la Lyre. Des rires, des exclamations de joie. Il reconnut, il sut. Par quel magie se retrouvait il sur le mon Olympe ? Dionysos rouvrit cependant les yeux, lentement, comme de peur de faire fuir les vestiges de son désir. Tout était là. Il ne manquait que les dieux. Par quel magie avait il été touché ? Un dieu pouvait il se permettre d'être surpris par quelque chose qui aurait put être si banal de par ses terres d'origines ? Oui. Apparemment, oui. Visiblement, oui. Il se sentait un peu ailleurs, un peu perdu. Comme ce lieu pouvait il rester inconnu ? Probablement parce que le fait de le découvrir, ne donnait en rien envie à ces explorateurs de le partager à autrui, ce qui pouvait paraître égoïste, mais pour Dionysos, tellement censé. Il aurait eu peur que remettre ces lieux entre les mains d'un homme, serait à la hauteur de la bêtise des dieux de remettre la terre à la fascination d'un pauvre mortel. Risquer de voir ce lieu de perdre serait pure folie. De là, le dieu de la fête décida de ne jamais en parler à personne, sauf cas où ce lieu serait connu par son vis-à-vis.

Un vent léger se leva alors, caressant sa peau douce aux odeurs de musc, caressant son visage aux traits dont la perfection n'était pas à refaire malgré son âge. Se levant, il fit le tour de cette nouvelle pièce. Ce lieu de débauche, d'orgie, de dieux. Il goûta le raisin, plus vrai que nature, se surpris à être charmer par la musique qui s'élevait dans les airs. Il se surpris à fredonner cet air connu de lui, car produite par lui. Les satyres semblaient si vrais, les muses, les nymphes. Il aurait put effleurer leur formes, sentir leur peau, leur lèvres, leur corps frémir par à coup en psalmodiant son nom. Dionysos était un dieu indéniablement sensible aux femmes, aux hommes, à leur plaisir. Mais la beauté des nymphes le lassait, celle des muses le blasait. Il avait besoin de sentir un peu de normalité, avait besoin de revoir une belle femme qui ne soit pas de l'ordre du divin. N'était-ce pas trop facile d'être belle, belle car divine ? Ne pouvait on trouver belle femme qui soit simplement douée par la nature ? Une femme si belle et délicate qu'Aphrodite même la jalouserait ? Dionysos n'avait de cesse de chercher ce genre de femme. Des femmes qui étaient juste humaine. Mortellement humaine. Mais difficile était de trouver cela de pars chez lui. Car trop souvent, les femmes étaient trop belles pour rester sur terre. Les dieux les emmenaient, en faisaient des divinité, des esclaves, des femmes servantes. Jamais on ne pouvait voir une femme magnifique sans se douter qu'un dieu ait pu la côtoyer, la consumer, la...consommer. Un soupir las sortit de ses lèvres, tandis qu'il prenait un nouveau fruit sur le plateau, se laissant tomber dans un tas de coussin. Le jeune homme s'allongea, bras écartés. Il entendit la porte s'ouvrir, mais ne fit rien pour regarder qui venait d'entrer. Il n'avait pas peur. Il n'avait jamais peur. Il sentit aux pas légers, que c'était une femme. L'odeur qui emplit alors la pièce et se mêla aux effluves présentes. Je ne pus que le connaître comme étant celui d'une femme. Un homme n'est jamais assez délicat pour oser ce genre de fraîcheur. Une légère pointe d'acidité. Une femme de caractère probablement, que le dieu attendait, sourire au coin, yeux mi-clos.
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MessageSujet: Re: "Une beauté divine, mutine, mais si libertine" {Asriel}   Dim 2 Oct - 17:32

    Le Septième Ciel, l’endroit le plus charmant du Red Garden, disait-on. La pièce où tous les rêves pouvaient se réaliser, avec l’effort d’une seule et unique pensée… Enfin, l’on y réalisait surtout les rêves érotiques. Les clients qui y entraient pour la première fois étaient épatés, avant de se retourner vers le belle pour les prendre avec une plaisir très mal dissimulé. Même certaines filles étaient encore surprises des lieux qui pouvaient apparaitre au Septième Ciel, alors que d’autres ne s’en formalisait pas. Il s’agissait du cas d’Asriel qui, depuis ses nombreuses années de services au Red Garden, avait tout vu… Ou presque. Certains clients c’étaient déjà plaints de sa froideur face aux merveilles de cette pièce… De sa froideur tout court, en réalité.
    Étrangement, ils finissaient toujours par retirer leurs dires.

    Elle noua ses longs cheveux roux vifs en une tresse sauvage, que le précédent homme qu’elle avait côtoyé s’était plu à défaire. Asriel ajouta une touche de rouge sur sa bouche, retraçant avec justesse la courbe délicate de ses lèvres. Elle changea rapidement de vêtements, détachant son corset qu’elle jeta dans une corbeille de vêtements sales. Elle enfila rapidement un déshabillé léger aux couleurs chaudes, lorsqu’on vint inévitablement l’interrompt.

    « Il y a quelqu’un au Septième Ciel ! On sait pas qui s’est et… » Ses yeux s’agrandirent, lorsqu’une des filles de l’administration, aux paramètres plus sensibles, posa ses yeux robotiques au sol. « Et range ta chambre, bon sang ! » Avant de repartir comme si ne rien était.

    La prostituée épia ledit sol en clignant des yeux. Le joli tapis rouge vin était couvert par une panoplie de vêtements et d’accessoires quelconque. Là, il y avait un corsage qu’elle dont elle était vêtue la veille, il y avait des perles dessus. Plus près, il y avait de longs bas aux motifs floraux qui, malgré le tissu fin, laissait voir la peau blanche de la jeune femme. Il y avait également, posée non loin de sa penderie, une cravate qui, visiblement, ne lui appartenait pas. Lâchant un soupir qui, il fallait l’avouer, n’était pas digne d’une femme, même d’une prostituée, elle attrapa un long peignoir de satin qu’elle posa sur ses épaules et sortit de sa suite, à la recherche de cet inconnu.

    Ses pas rapides la menèrent au Septième Ciel, Asriel s’arrêta près de la porte, regardant le paysage, le lieu, l’Olympe. Le vin chatouilla ses narines et le son de la lyre attira un moment son attention. Elle s’avança, se demandant quel type d’homme rêvait ainsi d’un lieu comme celui-ci. Un pauvre qui souhaite devenir un Dieu ? Peut-être… Qui sait ? L’image d’une nymphe l’effleura et Asriel agita son bras dans les airs, traversant le corps de celle-ci car il n’était pas réel. Ou du moins, il ne l’était pas pour elle. La jeune femme prit dans une main un plateau rempli de fruits et s’approcha de la silhouette affalée sur les coussins. Un sourire vint agrémenter ses lèvres alors que ses yeux d’émeraude se posaient sur le dieu déjà bien détendu. À l’aide de son pouce et de son index, elle glissa un raisin dans sa bouche. Asriel posa le plateau à ses côtés, non pas sans avoir mangé quelques fruits encore. Croisant les bras sous sa poitrine, elle s’adressa à lui, d’une voix douce et suave.

    « Vous semblez déjà bien à l’aise, pour quelqu’un qui vient d’arriver. »

    Non pas surprise, Asriel en était même comblée. Cet homme ne semblait pas aussi impressionnable que d’autres. Elle retira de sa grappe un nouveau raisin qu’elle mangea non sans cesser de regarder ce nouveau venu qui, désormais, était son invité. D’une main à la fois ferme et sensuelle, Asriel renvoya derrière ses épaules la longue tresse que formaient ses cheveux de feu, dégageant ainsi son visage de porcelaine où était sculptée une pointe de sévérité et d’assurance.

    « Puis-je connaitre votre nom ? Ainsi vous ne serez plus un inconnu à cet endroit. »

    Un sourire un brin coquin se dessina sur ses lèvres rouge carmin, alors qu’elle croisait ses jambes en tailleur devant lui. Assise, à l’aise, elle posa un coude sur sa jambe et déposa son menton au creux de sa main, pigeant encore et toujours dans les jolis raisins aussi magiques qu’irréels.

    [Pardonne-moi de ce retard, et de la qualité moindre de se rp, mais je ne voulais pas te faire attendre davantage !]
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