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 Touch-A, Touch-A, Touch Me - Lazhar

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✔ Messages : 103
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Carnet personnel
Origine : Francaise
Âge du personnage : 23 ans
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MessageSujet: Touch-A, Touch-A, Touch Me - Lazhar   Sam 10 Sep - 17:56

[C'est court, bouhou ;______;]


I want to be dirty
Thrill me, chill me, fulfil me
Creature of the night.

    -Dis Lazhar ?

    L’interrogation avait glissé sur le bord de ses lèvres, rebondit contre l’indécente courbure de leurs corps nus encore rougis par la sueur et les étreintes, écorché les draps éparpillés, avant de s’éteindre dans un souffle contre les murs miteux de la petite chambre désertée où, encore une fois, ils s’étaient vendus l’amour sans argent comptant. Elle aimait si fort qu’elle en avait perdu la tendresse, Marie.

    -Dis Lazhar, tu …

    Et dis moi, dis moi, suppliaient ses yeux qui cherchent ses prunelles derrière les ombres de ses mèches noires, dis, toi avec ta peau chargée de soleil et tes cuisses plus brûlantes qu’un désert, ta langue pleines d’histoires qui n’a des mots que ceux qu’elle trace contre la mienne, tes mains chargées de chaleur comme d’ailleurs, dis moi, dis moi, dans tes contrées d’exotisme, où le vent écorche les peaux déjà meurtries par les caresses, où les filles sont plus dénudées que jamais dans les voiles qui les recouvrent, dans les promesses que ton nom trace au fil des pages oubliées, dans les mensonges que nos silences tissent, dis moi, dis moi, dis moi! Savent-ils aimer mieux que cela ?

    -C’est … mal tu crois ?

    Avec Lazhar tout était simple pourtant. Il n'y avait sa bouche qui sourit, son corps qui acquiesce, et puis ses yeux qui ne disent jamais grand-chose, avec Lazhar ce n’était pas « je t’aime» ou «combien ? », il suffisait d’une « viens » chuchoté du bord des lèvres, supplication désuète, invitation obsolète, pour que les portes des ciels bien trop hauts s’ouvrent. Avec Lazhar, de mots, il n’y avait que les cris qu’elle poussait lorsque ses hanches se cambraient. Avec Lazhar c’était la chair facile, l’extase sans contraintes, l’amour de bas étage aux plafonds des septièmes ciels, c’était le désir en condensé, la brutalité animale des je t’aime à la chaîne, des je te quitte sans peine.
    Venaient des fois où elle flanchait pourtant, Marie.

    -Tout cela … nous … tu….

    Regard vers les carcasses échouées de leurs chairs, yeux qui parcourent les draps, les vêtements éparpillés, fixent la poussière des murs, redescendent sur le crucifix qu’elle tripote nerveusement, comme à la recherche d’une salvation qui ne semble répondre à ses appels. Car venait des jours, où les cuisses endolories et la bouche vide de prières, elle tanguait Marie, à croire que les va-et-vient avaient finit par lui arracher les paupières, que les candébrales encore fumants, d’extase comme de mirages, avaient perdus leur lumière. Alors elle cherche Marie, elle cherche, dans les yeux de Lazhar qui ne disent toujours rien, dans les tourbillons d’or de ses regards-silences, elle quémande, un instant encore, le Salut qu’on ne daignera plus lui offrir.

    -N’est ce pas que … ?

    Que mes hésitations coupables ne sont que ruse du malin, que la faim qui me dévore le bas-ventre et la bouche n’est que Son envoyée, n’est ce pas que je suis bonne, que je ne suis perdue comme personne, n’est ce pas que je n’ai pas encore craqué, que tout cela n’était pas qu’une étreinte sans but, vide d’amour comme de commerce, tout juste un troc pas plus vulgaire qu'une partie de jambe en l'air, que nos corps n’ont fusionné en un monstre agglutiné de luxure comme de pêché … n’est ce pas qu’Il me pardonnera, n’est ce pas qu’il ne m’en voudra pas ? N’est ce pas que son nom, que sa bouche qui se tort, que son cœur qui me fait la mort, ne viendra occulter le Sien ?
    N’est ce pas que je ne me suis perdue encore trop fort ?

    -N’est ce pas que l’on est pas comme eux ?

    Alors ouvre grands tes yeux Lazhar, tue moi encore un peu de tes silences, et puis arraches moi la peau, embrasses moi plus fort jusqu’à m’emplir la gorge de tes soleils et de tes dunes de sable, largue moi sur tes rives, jusqu’à m’en brûler vive. Et doucement, entre deux baisers, au goût de ta peau comme de ma perte, chuchotes moi doucement, que non Marie, non, nous on est pas comme eux, jamais, ma douce, ma belle, ma gazelle,, jamais.
    On sera toujours bien pires.


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